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+LES LIVRES LE SECRET D'UN MINISTERE FECOND (Spurgeon Ch.) Causerie sur la Prédication
LE SECRET D’UN MINISTERE FECOND
L’APPEL DE DIEU ET LA VOCATION PASTORALE.
1) Tout croyant est appelé à être un témoin de la vérité. Mais tous ne sont pas appelés à agir par la parole publique et par l’enseignement.
2) Seuls ceux qui ont reçu les dons indispensables à ce genre de travail, ont le devoir de consacrer leur vie entière à ce grand travail, de renoncer complètement à toute vocation terrestre et de compter sur l’Eglise pour subvenir à leurs besoins matériels.
3) S’il en était autrement, le Seigneur pourrait leur dire: "Je ne vous ai point envoyé, je ne vous ai point donné d’ordre et vous n’êtes d’aucune utilité pour ce peuple". {#Jer 23:32}
Personne ne doit entrer dans le ministère, avant de s’être livré à une enquête sérieuse à cet égard.
COMMENT UN JEUNE HOMME PEUT-IL SAVOIR S’IL EST OUI OU NON APPELE A REMPLIR LES FONCTIONS DU MINISTERE EVANGELIQUE?
PREMIER SIGNE: "Désir intense et profond de travailler à l’oeuvre de Dieu".
1) N’entrez pas dans le ministère si vous pouvez faire autrement. Si parmi les étudiants en théologie, il s’en trouve un qui se contenterait aisément d’être journaliste, épicier en gros, fermier, médecin, sénateur ou roi, qu’il entre dans l’une ou l’autre de ces fonctions, car le ministère deviendrait bien vite pour lui un fardeau.
Mais si vous pouvez affirmer, que pour tout l’or du monde vous ne voudriez pas remplir d’autres fonctions que celle de prédicateur, alors vous avez le signe de l’apostolat, car il faut que nous puissions dire: "Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile".
La parole de Dieu doit être comme une flamme ardente dans nos os, sinon une fois entré dans le ministère, nous nous sentirions malheureux, nous aurions un coeur mécontent, fatigué d’une existence monotone, nous serions hors d’état d’accepter les renoncements journaliers que le ministère nous impose et nous serions de très peu d’utilité à ceux au milieu desquels nous exerçons notre mission.
"Si vous n’avez pas cette vocation surnaturelle et irrésistible, vous mènerez une existence misérable".
2) Ce désir doit être mûri et réfléchi de notre part.
Ce ne doit pas être une impulsion soudaine et inconsidérée, mais l’aspiration de notre coeur dans ses meilleurs moments, la réalisation de nos plus chères ambitions et le sujet de nos plus ferventes prières; il doit persister au-dedans de nous, alors même qu’il entre en conflit avec des offres séduisantes de confort et de richesses.
Ce que beaucoup de jeunes gens ambitionnent, c’est le respect, la considération, l’aisance.
Les esprits faibles subissent assez souvent, une sorte de fascination de ce genre et prennent une fantaisie de leur imagination pour un appel d’En-Haut ou une inspiration du Saint-Esprit.
3) Il doit revêtir un caractère de désintéressement absolu.
4) Il doit, être durable, qu’il résistera l’épreuve du temps et revête le caractère d’une nécessité impérieuse à laquelle nous ne pouvons échapper, même lorsque nous essayons de nous y soustraire et qui grandit avec les années jusqu’au moment où elle se transforme en un espoir, en une faim et une soif d’annoncer l’Evangile.
DEUXIEME SIGNE:
Concours providentiel des circonstances en ce qui concerne les démarches à faire, l’époque à choisir et l’endroit où notre ministère s’exercera. La grande affaire, c’est de ne pas nous laisser séduire par les premières apparences venues.
Si le Seigneur se propose de vous appeler à le servir, Il a déjà choisi la place et le genre de travail qu’il veut vous confier et si vous l’ignorez à cette heure, vous le saurez au moment voulu. Quand même vous auriez les talents d’un ange du ciel, vous ne pourriez faire aucun bien tant que votre heure n’est pas venue et que Dieu ne vous a pas conduit par la main au milieu de ceux qu’il veut bénir par votre entremise.
Un sentiment d’amour pour votre Divin Maître et de pitié pour les pécheurs, peut nous pousser à nous décider trop vite. Il vaut mieux ne pas trop se hâter.
Il ne suffit pas d’éprouver le désir d’être pasteur, il faut encore être capable d’instruire les autres et posséder les aptitudes nécessaires pour l’enseignement public.
Je ne prétends pas que celui qui monte en chaire pour la première fois soit tenu d’être ce jour-là un parfait orateur, beaucoup de débutants devenus célèbres, n’ont pas été très éloquents à leurs débuts.
Pour prêcher, il faut une certaine dose de facilité de parole; sans doute l’habitude peut contribuer à l’accroître beaucoup, mais si ce don n’existe en aucune mesure et à aucun degré quelconque, il ne peut être dans la suite d’aucun progrès.
Il faut nous garder de nous fier trop à notre sentiment intime et à notre jugement car nous sommes en cette matière de mauvais juges.
Ne sont pas appelés:
1) Les candidats qui sont poussés vers le ministère par des mobiles terrestres et qui n’y voient qu’une estrade sur laquelle ils pourront parader. "La chaire chrétienne n’est pas une échelle pour les ambitions".
2) Les candidats qui ont un esprit peu pondéré, flottant à tout vent de doctrine.
3) Les cerveaux brûlés, sensitifs.
4) La main finement gantée.
LE SECRET D’UN MINISTERE FECOND
DE LA VIGILANCE A EXERCER SUR SOI-MEME DANS L’EXERCICE DU MINISTERE
Pareils à des officiers qui surveillent le tranchant de leur sabre et en font disparaître les moindres taches de rouille, nous devons examiner de près cette vie intérieure qui est notre épée de combat.
Y a-t-il lieu de s’étonner que l’Evangile passant par le coeur d’un homme dont la vie intérieure laisse à désirer, puisse être pollué et devenir pour ceux qui l’entendent prêcher une parole inefficace?
1) Une première condition pour devenir pasteur, c’est d’être converti soi-même, car un proverbe rabbinique dit "qu’il faut mettre sa toilette en ordre, avant de songer à celle des autres". Si votre vie intérieure est peu développée, la sécheresse de vos discours trahira celle de votre âme.
2) Il faut aussi une piété ferme et solide, car ayant été désigné à un poste des plus périlleux, il est tenu de posséder une mesure de force divine, qui soit en rapport avec les fonctions qu’il est appelé à remplir.
Des hommes à l’esprit faible, d’une sensibilité maladive et peu équilibrés dans leur jugement, ne feront jamais de bons pasteurs.
Qu’une montre marche mal, elle ne fait de tort qu’à son propriétaire, mais qu’une horloge publique marche de travers, une multitude de gens se trouveront déroutés. Le pasteur est l’horloge de la paroisse, beaucoup de gens se règlent sur lui, il sera responsable dans une grande mesure des péchés qui en seront la conséquence.
Bien loin d’être comme on le prétend un refuge contre les tentations de la vie, il nous fait courir des périls plus nombreux et plus graves que ceux de la vie ordinaire.
1) Il y en a de grossiers tels ceux de la chair, est le danger continuel que court un jeune pasteur non encore marié, au milieu d’une armée de jeunes filles, pleines d’admiration enthousiaste pour lui. Mais il y a d’autres pièges plus raffinés.
2) L’officialisme: cette habitude de lire la Bible, de prier, d’accomplir tous les actes religieux, comme s’il s’agissait d’une fonction où notre personnalité est absente.
3) L’ennemi de nos âmes. Il est sans cesse en oeuvre pour ruiner le ministère du pasteur. Quel triomphe pour lui s’il peut rendre un ministre de l’Evangile paresseux et infidèle et de le faire tomber dans quelques scandales, pour dire à l’Eglise "vois tes prédicateurs sacrés".
4) Votre vie doit être ministère, On raconte qu’un acteur de l’ancienne Smyrne, lorsqu’il prononçait le mot ciel, dirigeait son doigt vers la terre; n’est-ce pas là ce que l’on peut dire de ceux qui enseignent bien et qui agissent mal? Ils ont beau avoir le mot "ciel" sur leur langue, ils montrent "la terre" avec leur doigt.
Que Dieu nous préserve de ces Janus à double face. Qu’il nous préserve d’être des prêtres de l’Eternel devant l’autel et des serviteurs de Baal en dehors de l’enceinte du Tabernacle.
Un vrai ministre de l’Evangile ne l’est pas à certaines heures seulement, mais partout et toujours.
Les hommes n’ajoutent point foi à ceux dont les paroles sont en désaccord avec leur manière de vivre et une existence mal vécue parle plus haut que la voix des prédicateurs les plus éloquents; ce que nous sommes produit plus d’impression que ce que nous disons.
Ce qui a survécu à la vie des Apôtres, ce sont leurs actes plutôt que leurs discours (lisez à cet effet les Actes des Apôtres). Faisons aussi que nos actes survivent à nos discours et qu’au "grand jour," ils puissent être inscrits sur "le grand livre".
Ce n’est pas seulement dans les grandes choses, mais aussi dans les petites, dans les plus petits détails de notre vie, évitez les dettes, les discussions oiseuses, les familiarités déplacées, les allures brutales et extravagantes, de manquer à votre parole donnée.
5) Attitude du pasteur dans ses relations avec ceux du monde:
A-Il faut qu’il se montre simple, naturel et sans prétention, en évitant les allures sacerdotales.
B-Le pasteur ne doit jamais oublier, même aux heures de récréation, qu’il est un ministre de l’Evangile. Il lui est permis de détendre la corde, afin de pouvoir reprendre toute son élasticité, mais il ne doit jamais la briser; il y a sans doute une manière de rester sans rien faire et qui est un excellent remède pour les cerveaux fatigués, un repos de cette espèce-là, ne mérite pas plus le nom de perverse que le sommeil réparateur de la nuit, mais même à ce moment-là, il doit être prêt à faire quelque bien si l’occasion se présente.
C-Il doit être un homme éminemment sociable, son influence doit être ce que le sel est pour les aliments, pénétrer dans la société et lui donner de la saveur. Si Jésus-Christ ne s’est pas refusé à prendre part à des réjouissances multiples et à s’asseoir à la table des pécheurs, de quel droit nous tiendrons-nous à l’écart des manifestations légitimes de la société humaine? Le pasteur est un homme avec lequel on aimerait s’entretenir de longues heures.
Les enfants se sentent attirés vers lui comme les mouches vers un pot de miel; il a une bonne parole à adresser à chaque membre de la famille, aux grands comme aux jeunes gens, aux jeunes filles, aux fillettes, aux garçonnets.
On ne peut s’imaginer le bien que peut produire un sourire bienveillant, un propos empreint de cordialité et de bonne grâce.
Pour être pasteur, il faut avoir des entrailles capables de s’émouvoir, un coeur chaud et aimant, dont le contact nous réchauffe comme la flamme de votre foyer.
D-Il faut aussi être gai et de bonne humeur, car autant la légèreté d’esprit et la frivolité sont condamnables, autant une gaîté d’aloi est propre à attirer les âmes vers l’Evangile. Cela vaut mieux en tout cas, que l’attitude de ces moines qui lorsqu’ils se rencontraient se disaient les uns aux autres: "frères, il nous faudra mourir un jour".
E-Ce qu’il faut éviter:
a) N’accaparez pas la conversation. Les pasteurs ne doivent pas oublier que ceux avec lesquels ils causent, n’aiment pas à recevoir perpétuellement de conseils et sont aisés de pouvoir mettre leur mot dans la conversation et aiment à ce qu’on les écoute avec patience; c’est un moyen de gagner leur, confiance et d’exercer par la suite, une influence salutaire.
b) Ne soyez pas non plus muets, comme figés, lorsque vous vous trouvez dans la société des gens du monde, donnez à la conversation un tour utile; vous avez à cet égard une responsabilité personnelle.
Saisissez au vol les occasions qui se présentent et sans en avoir l’air, conduisez-les dans une bonne voie, en élevant tout bas votre coeur vers Dieu pour lui demander son aide.
c) Ne pas se faire inviter fréquemment chez les riches de ce monde sous prétexte de gagner leur confiance et de devenir l’hôte habituel des soirées et des amusements mondains. Comment peut-on se plonger dans cette atmosphère de mondanité, lorsqu’il y a tout près de soi, des malades, des pauvres qui réclament vos soins.
Sacrifier l’étude à la vie de salon, c’est une attitude coupable et aussi, c’est dresser un guet-apens aux riches de votre entourage
d) Evitez les conversation qui le pasteur doit apporter aux discussions un ton aimable, en évitant la violence du langage et l’irritation, car’ ces choses sont signe non de force mais de faiblesse. Il doit exposer sa manière de voir nettement, mais il doit aussi laisser aux autres d’exposer la leur. Il doit avoir des principes bien arrêtés et il doit être prêt à les défendre dans n’importe quel milieu.
e) Nous devons bien décidés à ne jamais aller là où notre Seigneur ne peut venir avec nous.
f) Eviter de faire dire de nous que nous sommes un personnage charmant. Occupés sans cesse à rendre la vie douce et agréable à ceux qui nous entourent, sans leur causer jamais le moindre sentiment de malaise, quelque mondaine et peu sérieuse que soit leur manière de vivre.
g) Ce qui est coupable pour un pasteur, c’est de fréquenter les gens du monde et de prendre part à leurs amusements, alors qu’on devrait mener deuil sur leur conduite et leur adresser de salutaires avertissements. Mais si nous savons éviter ce piège, nous pouvons en causant avec eux leur faire beaucoup de bien.
LE SECRET D’UN MINISTERE FECOND
DU ROLE DE LA PRIERE DANS LA VIE DU PASTEUR: (prière privée)
CE QUI DOIT DISTINGUER UN PASTEUR DES AUTRES HOMMES: c’est qu’il est avant tout un homme de prière, il doit prier sans cesse.
Il vit dans une atmosphère de supplication continuelle, il ne peut manger et boire, se reposer, se livrer au sommeil, ouvrir les yeux à la lumière du jour, sans éprouver de saintes ambitions et se sentir saisi d’une sorte d’anxiété grave, en songeant aux responsabilités de son ministère. Plus qu’un autre, il a besoin de prier à cause des tentations spéciales auxquelles il est exposé sans cesse, des difficultés particulières qu’il rencontre sur sa route et des devoirs d’un ministre dont les obligations sont plus hautes que celles de toute autre vocation.
LA PRIERE SERA POUR VOUS UNE AIDE PRECIEUSE:
1) Quand vous préparez votre sermon, si vous avez appris à méditer à genoux, vous ferez du bon ouvrage et votre discours sera éloquent. La prière fera surgir devant vous des sujets variés, vous aidera à en choisir un et projettera sur eux un jet de lumière.
Il y a des textes dont les trésors restent scellés jusqu’au moment où nous faisons tourner la clef de la prière. Les commentaires nous sont fort utiles, mais Dieu lui-même l’est bien davantage lorsque nous le consultons directement.
2) Quand vous prêchez votre sermon: si au moment où nous l’avons préparé, des sources nouvelles de pensées ont jailli sous l’action de la prière, il en sera de même au moment où nous le prononcerons. Les idées les plus riches et les plus originales d’un discours ne sont pas toujours celles que l’on a recueillies à l’avance, mais celles que nous rencontrons en chemin et qui volent pour ainsi dire à notre secours.
3) Quand le sermon a été prononcé; comment un prédicateur consciencieux pourra-t-il donner essor aux sentiments de son âme, autrement qu’en priant pour ceux à qui il vient d’adresser son message? S’il est attristé par la crainte d’avoir mal prêché, qui pourra mieux le réconforter sinon le fait de faire monter vers Dieu sa plainte découragée. Que de fois ne nous est-il pas arrivé de nous retourner sur notre couche pendant une nuit presque entière en songeant aux faiblesses de notre prédication? Que de fois nous n’avons pas eu comme un désir fou de remonter en courant dans notre chaire, pour redire avec chaleur communicative, ce que nous avions articulé avec tant de froideur!
4) En dehors des sermons: les sujets de prière ne manquent pas, les visites que vous recevez, les âmes souffrantes, les malades, les inconvertis, les personnes travaillées dans leur conscience, les esprits découragés, ceux qui sont retournés en arrière, les larmes des veuves et des orphelins. Il faut que pareils aux prêtres de l’A.T., nous portions sur notre poitrine l’éphod sur lequel seront inscrits les noms des enfants d’Israël.
LE SECRET D’UN MINISTERE FECOND
LA PRIERE DANS LE CULTE PUBLIC:
IL Y A DEUX MODES D’ORAISONS EN USAGE DANS LE CULTE: la prière liturgique, la prière d’abondance. La prière du coeur est sans contredit la plus scripturaire et la meilleure. Dans les assemblées des premiers chrétiens, la prière n’avait aucune forme préparée à l’avance.
Tertullien dit à ce propos: "nous prions sans que personne nous suggère ce que nous avons à dire; nous prions du fond de notre coeur" et Justin (martyr) déclare que "L’Ancien qui présidait le culte, priait selon la puissance qui lui était donnée".
Il n’est pas possible de déterminer l’époque à laquelle les liturgies ont fait leur apparition, car elles se sont introduites dans le culte d’une manière graduelle, à mesure que la foi des premiers jours a été en s’affaiblissant.
Quand nous prions en public, notre être tout entier doit s’élever et monter vers Dieu, pendant que l’Esprit-Saint nous fait sentir sa douce influence. Tout ce qui ressemble à de la négligence, à de l’inconscience, à de la froideur, la préoccupation de parler dans la prière plus ou moins longtemps, dans le seul but de remplir un espace vide, est une fatigue pour l’auditeur et une abomination aux yeux de Dieu.
COMMENT PRIER:
1) Prions avec sérieux et de tout notre coeur. Il n’y a rien de pire que la prière consciente pour dégoûter les gens du culte.
Soyez en priant tout à votre affaire et efforcez-vous d’entraîner à votre suite, comme par une attraction divine jusqu’au trône de Dieu, en vous faisant l’organe de tous ces coeurs, qui battent à l’unisson et sont pleins d’une ferveur céleste.
2) Evitons d’avoir trop en vue, l’auditoire et ne prions point dans le but de lui plaire.
3) Gardons-nous en priant, de faire des dissertations, sur la prière. A chaque chose sa place: à l’heure du sermon, prêchons, mais à celle de la prière, prions, prions réellement. Gardons-nous de faire de la prière une forme de sermon indirect; les belles prières sont souvent de mauvaises prières.
4) Quand nous sommes en présence de l’Eternel, il ne nous sied pas d’ornements de notre style, pour attirer des applaudissements.
5) Nos prières doivent avoir Dieu directement pour objet et nous ne devons songer à nos auditeurs, que pour nous faire les interprètes de leurs besoins spirituels et de les déposer aux pieds du Seigneur.
6) Il arrive parfois, que des gens peu cultivés se laissent aller à dire des choses qui choquent les oreilles; il suffit souvent en pareil cas, d’un petit avertissement amical donné à propos, pour prévenir le retour de ces images risquées.
7) Evitez la répétition fastidieuse d’un trop grand nombre de termes expliquant l’idée de supplication. Lorsqu’on entend revenir souvent: Seigneur, cher Seigneur, cela fait tache. Une pareille habitude est une violation du Commandement du Seigneur, interdisant de prendre le nom du Seigneur en vain et nous ne devons jamais le prononcer dans le but de suppléer aux mots qui nous manquent.
8) Ne priez pas trop longuement: Si vous priez avec ferveur, soyez court, parce que ceux qui vous entendent sont incapables de vous suivre longtemps, sur les hauteurs d’une spiritualité aussi élevée et si votre prière est froide, soyez court également, de peur de fatiguer ceux qui vous écoutent.
Les longues prières, pleines d’explications oiseuses au sujet de ce que Dieu demande ou n’exige pas, dégénèrent souvent en sermons indirects à cette seule différence près, que le pasteur a d’habitude les yeux fermés en priant, tandis qu’il les ouvre quand il prêche.
9) Il n’est pas nécessaire dans les prières, de citer des textes de l’Ecriture Sainte, de faire intervenir Job, St Paul, St Pierre et de prolonger notre oraison, jusqu’au moment où chacun est impatient d’entendre l’amen final.
10) Ce qui produit aussi un fâcheux effet, c’est d’avoir l’air de finir, alors qu’on prend un élan pendant cinq nouvelles minutes; il n’y a rien de plus maladroit et de plus déplaisant, qu’une telle manière d’agir.
11) Fuyez aussi la tentation qui consiste, à produire en priant par des procédés artificiels, une explosion de ferveur dans l’Assemblée, ne vous efforcez pas de paraître plein d’onction et si vous êtes froid et mal disposé, dites-le au Seigneur, en lui demandant une mesure nouvelle de vie, vouloir simuler un divin enthousiasme, est le pire de tous les mensonges.
12) Préparez vos prières: Il ne faut pas sans doute les écrire et les apprendre par coeur, mais il y a une autre manière de les préparer, c’est de se pénétrer à l’avance du caractère solennel de cet acte, méditer sur les besoins de l’âme humaine et se mettre en mémoire les promesses de Dieu. Cela vaut mieux en tout cas, que de paraître en sa présence comme au hasard et de nous précipiter au petit bonheur devant son trône.
En résumé, que nos prières soient sincères, ferventes, simples et senties, de telle sorte que si vos auditeurs étaient tentés de se plaindre de votre sermon, en trouvant qu’il n’était pas à la hauteur ordinaire, ils puissent se dire que votre prière a rétabli l’équilibre et compensé les lacunes de votre discours.
LE SECRET D’UN MINISTERE FECOND
DE LA PREDICATION-LE CHOIX D’UN TEXTE
C’est pour tout que le choix d’un texte approprié à son auditoire.
La difficulté vient non pas de ce qu’il manque de textes, mais de ce qu’ils sont trop nombreux et de ce que nous hésitons à nous décider pour l’un ou pour l’autre. Nous ressemblons à un amateur de belles fleurs, environné de jardins magnifiques et à qui on ne permettrait que d’en cueillir une seule comme il serait embarrassé et quelle peine-il aurait à faire son choix parmi ces milliers de fleurs aux teintes si délicates.
J’ai souvent ce sentiment là ce trouble que nous cause l’embarras des richesses et j’ai passé des heures à veiller et à prier, à propos d’un texte de sermon.
COMMENT FAIRE POUR TROUVER LE TEXTE DESIRE:
1) Prier à ce sujet et demandera Dieu ses lumières.
2) Considérez attentivement l’état d’âme de l’auditoire et préparer les aliments spirituels répondant le mieux aux nécessités de l’heure présente.
3) Lorsqu’un passage de l’Ecriture nous donne comme cordiale accolade dont nous ne pouvons plus nous affranchir, nous n’avons pas à chercher plus loin.
Il en est de nous comme des pêcheurs à la ligne; quand le bouchon de liège, au lieu de s’agiter simplement à la surface de l’eau, plonge sérieusement, toute hésitation disparaît.
Quand un texte prend possession de nous, nous pouvons être assurés que nous le tenons à notre tour et nous pouvons avoir l’esprit tranquille.
4) Ayons soin en choisissant un texte, de nous remettre en mémoire ceux que nous avons déjà traité. Il faut nous garder de prêcher trop souvent sur les mêmes textes, comme ce pasteur qui ayant composé 52 discours, les prononçait de dimanche en dimanche en suivant un ordre méthodique et cela plusieurs années de suite. Avec des habitudes pareilles, le pasteur perd toute efficacité, car il est impossible que les auditeurs ne sentent pas passer sur eux le souffle glacial, au contact de ces vieux discours, rongés par le temps et marmottés à leurs oreilles.
5) Notre ambition doit être de donner à chaque portion de l’Ecriture la place à laquelle elle a droit, dans notre esprit et dans notre coeur.
6) Doctrines, préceptes, histoires, allégories, psaumes, proverbes, récits d’expériences, promesses et appels, menaces et répréhensions, tout cela doit rentrer dans le cycle de notre prédication, de manière que tous ces actes, forment un ensemble symétrique et harmonieux.
7) Un prédicateur de l’Evangile, qui ne fait rien du lundi au samedi et qui s’imagine naïvement, qu’un messager céleste lui apportera son texte dans les dernières heures de la semaine, tente Dieu en agissant de cette manière et mérite de rester court le dimanche suivant. Si vous avez négligé votre travail de préparation pendant la semaine, vous n’avez pas le droit de compter sur son assistance.
8) Si vous ayez fait tout ce que vous pouviez futilement: il ne se peut pas qu’il ne vienne à votre secours.
Et à supposer même que vous ayez lutté et prié pour trouver un texte sans arriver à aucun résultat, ce n’est pas une raison pour vous désespérer. Si vous aviez à livrer. bataille pour votre compte personnel, ce serait désastreux d’être à court de poudre la veille d’un combat, mais nous avons un capitaine qui dirige les opérations et qui ne peut manquer de nous en fournir en cas de besoin urgent et au moment voulu, les munitions nécessaires"
9) Il faut que nous apprenions à butiner comme les abeilles, à noter sur une feuille les passages de l’Ecriture, des plans de discours et d’en faire provision afin de n’être jamais à court. Il y a des plans de sermons que nous pouvons discerner, les contours dans les choses qui nous entourent. Soyez à l’affût de textes nouveaux quand vous allez à la campagne ou quand vous parcourrez une ville; ce monde est plein de sujets de sermons, à nous de les saisir au vol, de les attraper au passage.
LE SECRET D’UN MINISTERE FECOND
DE LA PREDICATION, CE QU’ELLE DOIT ETRE ET DES ECUEILS A EVITER:
1) Nos prédications doivent toujours renfermer un enseignement solide et substantiel. Les discours les plus éloquents, lorsqu’ils ne s’adressent qu’aux sentiments et que la doctrine du pardon est absente, ne sont qu’un bel effet manqué.
2) Il y a tel prédicateur de nos jours qui prêche d’une manière si vague qu’on ne peut arriver à se rendre compte de ce qu’il croit ou ne croit pas. C’est une grande lacune que ces affirmations indistinctes au sujet des réalités éternelles. Si vous n’êtes pas au clair là-dessus, votre ministère sera stérile, vous serez comme Néron qui jouait de la flûte pendant que Rome brûlait sous ses yeux.
3) Il faut aussi que le contenu de nos sermons soit en accord avec le texte, qu’il jaillisse de ses entrailles et reste jusqu’au bout en relation étroite avec lui. Il n’y a que trop de prédicateurs qui, après avoir lu leur texte à haute voix, le mettent résolument de côté, lui tirent en quelque sorte la révérence et prennent leur vol à travers champs. Agir ainsi, c’est manquer de respect à la Bible.
4) Il n’est pas nécessaire chaque fois que nous montons en chaire, d’exposer des enseignements qui ne sont pas de première importance, au point de vue du salut des âmes et ne sont pas susceptibles d’application pratique. Il faut donner à chacune des vérités la place qui lui convient, à ne pas mettre des doctrines secondaires au premier plan et à ne pas peindre les effets du lointain avec les mêmes coups de pinceau et la même pâte que le premier plan, qui doit être mis fortement en relief. Ce qui est fâcheux aussi, c’est de discuter du haut de la chaire l’authenticité de tel texte ou la réalité de tel miracle de la Bible.
5) Ne chargez pas non plus vos discours d’un poids lourd de matériaux. Faites en sorte que vos auditeurs en retournant chez eux, au lieu de sentir la fatigue, éprouvent le désir d’en entendre davantage. Un clou bien enfoncé vaut mieux qu’une quantité de pointes plantées au hasard, mal assujetties.
6) Il y a une progression à suivre dans la marche des discours. Il ne faut pas que les applications pratiques, précèdent les exposés de doctrine, la pensée doit s’élever et monter toujours plus haut, jusqu’aux vérités les plus hautes.
Il faut que tout dans la prédication ait une place et chaque chose bien à sa place et que nos idées ne se présentent jamais sous la forme d’un pêle-mêle confus.
7) Bannir toute explication des prophéties, toute théorie ecclésiastique ou dogmatique ayant pour effet de m’empêcher de me glorifier dans la seule chose nécessaire: la Croix de Christ.
En résumé, prêchez toujours Christ, car en Lui est résumé l’Evangile.
Heureux le ministre dont Jésus est l’objet unique et qui le remplit tout entier.
LE SECRET D’UN MINISTERE FECOND
DE L’EMPLOI DANS LA PREDICATION DES IMAGES DES COMPARAISONS, DES ANECDOTES.
BUT:
1) Eclairer les discours: Les comparaisons et les images sont pour un discours, ce que sont les fenêtres pour une maison; elles y font entrer la lumière. Quand un développement abstrait ne réussit pas à pénétrer l’esprit de nos auditeurs, il suffit souvent pour y réussir d’une image bien choisie. C’était la méthode du Seigneur Jésus: ses discours sont remplis de similitudes et nous pouvons nous autoriser de son exemple pour agir de même aujourd’hui. S’il est vrai que les gravures d’une revue illustrée nous donnent une idée bien plus nette de son contenu, que tous les récits qui se trouvent dans le texte lui-même, il est telle vérité de l’Evangile qui nous est bien plus facile à saisir, lorsqu’elle est développée dans une image ou accompagnée d’un exemple bien choisi.
2) Eviter d’être ennuyeux; Quand un discours est entièrement dépourvu d’images, il risque fort d’ennuyer l’assistance, mais aussitôt qu’elles apparaissent, les visages s’illuminent et les enfants eux-mêmes sont tout oreille, car leur coeur est réjoui à travers les fenêtres du discours.
3) Eviter d’avoir devant soi une assemblée somnolente. Il n’y a rien de pire qu’une assemblée somnolente; pour éviter cet inconvénient, il n’y a pas de meilleur moyen que de raconter une histoire intéressante. Il est bon aussi d’ajouter aux histoires des images, des anecdotes et des comparaisons.
4) Donner de la vie aux prédications: C’est là ce qui caractérisait l’enseignement du Seigneur Jésus, c’était quelque chose d’extraordinairement vivant, une succession de tableaux très colorés de la vie réelle, où tout était mis en saillie et en relief.
5) Faire comprendre aux intelligences lentes à comprendre: Les anecdotes sont d’un grand secours, pour expliquer et faire toucher du doigt, la signification de certaines vérités et de bon nombre de devoirs qui leur échappent.
6) Intéresser même les indifférents et légers: Il y a souvent dans l’assemblée des auditeurs indifférents et inattentifs, des esprits légers et frivoles sur lesquels la prédication ne porte pas et que des récits captivants peuvent atteindre.
7) Arracher nos auditeurs à toutes nos occupations terrestres: pour les arracher à leurs multiples occupations et faire entendre l’Evangile dans ces coeurs doublement verrouillés, il n’y a rien de tel, une fois de plus, que des anecdotes bien choisies et frappantes.
COMMENT LES EMPLOYER:
1) Se servir d’images simples et d’une compréhension facile: c’était le cas pour les paraboles du Seigneur Jésus, il n’empruntait ni au Talmud ses légendes, ni à la Perse ses contes, mais restait au milieu de ses disciples et parlait des choses qu’ils voyaient de leurs yeux, dans le langage qui leur était familier. Faisons comme lui, sachons ouvrir nos yeux et nous découvrirons autour de nous une grande richesse d’images et de comparaisons de toutes sortes.
2) Il n’est pas défendu, en certains cas, de recourir à des anecdotes historiques.
L’ironie est une arme puissante à la défense de la vérité.
3) Si les anecdotes sont très utiles, c’est à une condition cependant, c’est que l’on ne répète, pas trop souvent les mêmes histoires.
4) Les images ne doivent pas constituer toutefois la trame de la prédication et y occuper une place trop importante. Il y a des serinons dont l’effet est affaibli par une trop grande abondance de métaphores. Il faut en faire un usage discret et modéré et ne jamais remplacer les gerbes de blé par des plates-bandes fleuries.
Détourner l’esprit de nos auditeurs du sujet proposé à leur attention en faisant miroiter devant leurs yeux des images chatoyantes, c’est risquer de leur faire plus de mal que de bien.
LE SECRET D’UN MINISTERE FECOND
DE L’IMPROVISATION
I-Définition:
C’est la prédication sans préparation, jaillissant spontanément de notre cerveau et de notre esprit.
II-Conseils:
1) Impossible de recommander une telle méthode comme règle générale. Adopter cette méthode, c’est faire le vide autour de soi.
2) Si pouvant travailler notre sermon, nous ne le méditons pas avec soin, ce serait une étrange prétention de notre part, que de réclamer l’intervention d’un agent divin pour combler les vides creusés par notre paresse et notre extravagance.
3) La meilleure méthode consiste à emmagasiner dans notre esprit la matière de notre discours et à le développer en public avec les expressions qui nous viennent à l’esprit au même moment. Ce n’est pas là à proprement parler "improviser," les expressions ont bien ce caractère, mais les pensées sont le résultat d’une étude approfondie.
Il n’y a que les esprits superficiels, qui trouvent que ce mode de prédication est facile; il nécessite au contraire un grand effort, mais il est supérieur à tout autre.
4) Si je vous déconseille de lire vos sermons, je ne puis que vous recommander, comme exercice salutaire, d’en écrire un certain nombre et de les revoir ensuite avec attention.
Préparons soigneusement nos prédications et disons-nous bien que dans ce domaine, Dieu ne nous demande pas des offrandes qui ne nous coûtent rien.
III L’improvisation est-elle utile?
1) Ce qu’un homme de loi peut faire en faveur d’un client, ou un homme politique en faveur de son pays, ne le pouvons-nous pas lorsqu’il s’agit de défendre la vérité?
L’improvisation rend le serviteur capable de s’exprimer sur le champ correctement dans une circonstance donnée et ces occasions ne sont pas rares.
a) Il peut se produire un accident dans le culte le mieux organisé.
b) Des circonstances imprévues peuvent modifier le cours de nos réflexions.
c) Il y a des cas où l’on est obligé de changer de sujet.
d) Pour réparer le mal causé par la prédication sotte et ennuyeuse d’un frère.
e) Lorsqu’on est obligé de prêcher du jour au lendemain, par suite de la maladie d’un frère ou de son arrivée tardive?
f) Lorsqu’on se sent poussé à parler au cours d’une réunion, alors qu’on était décidé à ne pas le faire.
Lorsque la vieille route est barrée et qu’il faut absolument en frayer une nouvelle pour y passer votre attelage, si vous n’êtes pas habitué à conduire vos chevaux aussi bien dans un champ labouré que dans une rue mécanisée, vous risquez fort d’être renversé de votre siège et de précipiter vos voyageurs dans le fossé.
IV Pouvons-nous l’acquérir?
1) Dans la plupart des cas on ne peut l’acquérir. Certaines personnes la possèdent, mais c’est toutefois un don assez rare. Il y a des hommes qui n’y parviendront jamais. Pour pouvoir parler d’abondance, il faut en effet une prédisposition native. L’exercice peut accroître le don de la parole, mais il ne le crée pas, c’est un talent inné. Il y a des gens qui sont faits pour s’exprimer facilement comme l’oiseau a été crée pour chanter, l’abeille pour faire son miel.
2) Il faut s’y exercer chaque jour: On peut le faire soi-même sans autres auditeurs que les choses et les livres de son cabinet de travail, car c’est la parole qui dessine les contours de la pensée et à ce point de vue, il est bon de penser et de lire tout haut quand on est seul.
3) Il faut étudier. Il faut étudier beaucoup et avoir une connaissance approfondie de la Bible, de la vie chrétienne et surtout de Jésus-Christ.
4) Choisir un sujet facile à traiter, qui nous soit familier et se présente clairement à notre esprit. Nous ne serons pas en peine en effet de présenter et d’exposer des vérités qui sont le pain quotidien de notre âme.
5) Ne pas avoir peur: On gaspille beaucoup de talents dans ce monde, faute d’un peu de courage, le Seigneur nous a appelés au ministère, pourquoi avoir peur ainsi? Nous avons à transmettre son message avec la force qu’il nous donnera et une fois la chose faite, nous n’avons de compte à rendre qu’à lui-même.
6) Compter sur l’assistance du Saint-Esprit et toute crainte des hommes disparaîtra.
7) S’il vous échappe une incorrection de langage, ne vous reprenez pas et continuez à parler.
8) Et si vous avez été heureux d’acquérir le don de parler d’abondance, rappelez-vous que vous pouvez facilement le perdre, que votre facilité de parole peut subir des éclipses. Votre langue aujourd’hui, semblable à la plume d’un habile écrivain, sera peut-être demain congelée.
Le grand avantage, de ces éclipses possibles de notre facilité d’élocution, c’est qu’elles nous obligent de Lui demander son secours et à regarder sans cesse et humblement vers Lui seul.
9) Il vous arrivera plus d’une fois de croire que vous avez mal prêché et peut-être découvrirez-vous par la suite, que c’est justement alors que le succès a été le plus grand.
10) Il y a des discours d’abondance qui sont pareils à des nuages sans pluie et à des fontaines sans eau; ce ne sont que des bavardages spirituels et l’habitude de parler pour rien dire. Mieux vaut cent fois perdre ou n’avoir jamais possédé le don de l’improvisation que de nous ravaler au rang du moulin à paroles et d’être selon l’expression de l’apôtre "Un airain qui résonne et une cymbale qui retentit".
LE SECRET D’UN MINISTERE FECOND
COMMENT FAIRE POUR FIXER ET CONSERVER JUSQU’AU BOUT L’ATTENTION D’UN AUDITOIRE.
1) Il faut arriver à intéresser ceux qui vous écoutent. Les enfants eux-mêmes doivent nous écouter avec plaisir; il y a toujours moyen de glisser dans notre discours une petite histoire à leur intention et lorsqu’ils commencent à s’agiter, de les calmer avec un sourire.
2) Si vous voulez qu’on vous écoute, ne craignez pas d’énoncer le plan de votre discours et de disposer clairement votre sujet.
3) Exprimez-vous dans un langage simple et populaire, évitez les tournures de phrases compliquées, il y a un plus grand | |||||