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LIVRES

 

 

 

 

+LES LIVRES


LESS  MANIFESTATIONS PHYSIQUES,

PSYCHIQUES

ET SPIRITUELLES LORS DES RÉVEILS (Petrakian Y.)


1° Partie: Faits vécus lors des Réveils.

2° Partie: Manifestations actuelles.


INTRODUCTION

 

Les prophéties de la Bible donnent à penser que Dieu a des choses à accomplir que personne n’a encore vues...

 

Cet ouvrage est informatif sur l’action du Saint-Esprit hier et aujourd’hui. Il se veut une aide pour essayer de comprendre les phénomènes liés à l’onction du Père telle qu’elle se répand aujourd’hui.

 

Esaïe 28:21 Car l’Éternel se lèvera... pour faire son oeuvre, son oeuvre étrange, pour exécuter son travail, son travail inouï.

 

22 Maintenant, ne vous livrez point à la moquerie, De peur que vos liens ne soient resserrés.

 

Nous ne développerons pas la manifestation du Saint-Esprit par le parler (ou chant) en langues, cette manifestation ayant été par ailleurs abondamment décrite.

 

Le docteur A.T. Schofield écrit, dans sa préface au livre de Miss Dyer, "Le Réveil aux Indes": "Nous devons comprendre une chose, c’est que, depuis la Pentecôte, le travail soudain et direct de l’Esprit de Dieu sur les âmes a toujours été accompagné de manifestations plus ou moins anormales. Nous pouvons nous attendre à ce qu’un flot surabondant de puissance et de lumière divines agissant profondément sur les émotions et transformant les vies, ait de remarquables résultats."

 

Michelle d’Astier de la Vigerie écrit de son côté: "Il n’y a pas plus imperméables à la Parole que ceux qui croient déjà la connaître, qui assimilent les manifestations de la puissance divine à des phénomènes diaboliques, et à qui l’on a cessé de seriner que, hors de leur chapelle, il n’y a point de salut".

 

Selon Jonathan Edwards: "Ce à quoi l’Eglise a été habituée ne peut avoir valeur de règle... car il y a peut-être des oeuvres nouvelles et extraordinaires que Dieu va encore nous apporter d’une manière extraordinaire. Il a déjà été amené à faire des choses nouvelles, des oeuvres étranges et à agir d’une manière telle qu’il a surpris les hommes et les anges. Les prophéties de la Bible donnent à penser que Dieu a des choses à accomplir que personne n’a encore vues... Le Saint-Esprit est souverain dans ses actions; et nous savons qu’il en utilise une grande variété. Nous ne pouvons pas connaître le nombre d’actions qu’il va utiliser dans le champ des règles qu’il a lui-même fixées. Nous ne devons donc pas limiter Dieu là où il ne s’est pas limité lui-même."

 

Esaïe 40:13-14 Qui a pris la mesure de l’Esprit du Seigneur? Quel confident Dieu a-t-il instruit de son plan?

 

Esaïe 2:17 L’homme hautain devra s’incliner et l’insolent mordre la poussière.

 

1° PARTIE:

FAITS VÉCUS LORS DES RÉVEILS

 

Ce qui se produit aujourd’hui dans certaines communautés de réveil n’est pas innovateur comme le prouvent les témoignages des décennies, voire siècles passés:

 

AVANT LES HUGUENOTS

 

"L’Esprit de Dieu n’a pas l’étroitesse d’esprit que nous avons parfois à l’égard de nos recettes! Il peut attirer à lui de diverses manières..." Ignace de Loyola.

 

Bien que les documents disponibles soient forcément moins nombreux, il est bon de relever:

 

LA VISION D’HERMAS Hermas de Rome vers l’an 150.

 

IGNACE DE LOYOLA écrivait vers 1500: "L’Esprit de Dieu souffle où il veut. Il ne nous demande pas la permission. C’est lui qui distribue ses charismes comme il lui plaît. C’est pourquoi nous devons sans cesse être éveillés et prêts. Nous devons être dociles pour qu’il puisse nous utiliser dans de nouvelles entreprises. Nous ne pouvons imposer de loi à l’Esprit de Dieu".

 

THÉRÈSE D’AVILA (1515-1582) avait souvent des extases spirituelles. Elle parle de céleste folie, de glorieux délire, elle ne sait plus si elle rit, si elle pleure, si elle chante ou si elle se tait.

 

"Je ne pouvais ni la comprendre, ni l’expliquer aux autres," dit-elle.

 

LES HUGUENOTS

 

1559

 

Lors de la visitation de l’Esprit, "ces personnes tombaient soudain en arrière."

 

Ce sont les catholiques qui ont surnommés jadis les réformés français Calvinistes: les Hugenots.

 

Leurs amis ou leurs ennemis donnèrent les mêmes témoignages: hommes et femmes étaient touchés, enfants et vieillards.

 

Henry Baird a écrit au sujet des manifestations physiques qui touchaient les Huguenots, les faits suivants:

 

Lors de la visitation de l’Esprit, "ces personnes tombaient soudain en arrière et, tandis qu’elles étaient étalées de tout leur long par terre, passaient par des contorsions étranges et apparemment involontaires; leur poitrine semblait se soulever, leur ventre se gonfler".

 

Ensuite sortaient de leur bouche, entrecoupées de sanglots, des paroles de grâce, des paroles appelant à la repentance, des paroles prophétiques. De la bouche de très jeunes enfants, pourtant seulement en contact avec le patois de la province, sortaient des textes de l’Écriture en pur français. "Lorsque la transe cessait, ils déclaraient ne se souvenir de rien de ce qui s’était passé, ou de ce qu’ils avaient dit".

 

 

LES QUAKERS

 

GEORGES FOX

 

1624-1690

 

Devant ses appels véhéments à la repentance et saisis par le Saint-Esprit, ses auditeurs étaient fréquemment saisis de tremblements...

 

Georges Fox avait soif de pureté et de justice. Il ne trouva ni dans l’Eglise Anglicane, ni dans les Eglises établies, la paix qu’il recherchait. Il est déçu de ne pas trouver chez des pasteurs connus un comportement conforme à la vérité qu’ils enseignaient.

 

A la suite d’une révélation, il se mit à prêcher partout avec beaucoup d’ardeur.

 

Devant ses appels véhéments à la repentance et saisis par le Saint-Esprit, ses auditeurs étaient fréquemment saisis de tremblements, d’où leur nom de Quakers ou Trembleurs.

 

Le prêtre de Ticnell qui se moquait d’eux et les surnommait ainsi, fut saisi lui-même.

 

Une des personnes présentes dit: "Regardez, comme le prêtre est secoué de tremblements, il est aussi en train de devenir un quaker!"

 

Georges Fox raconte: "Je me rendis à Mansfield... je me sentis poussé à prier; la puissance du Seigneur était si grande que la maison sembla trembler."

 

Nous verrons que tous les réveils ne présentent pas les mêmes manifestations physiques, psychiques ou spirituelles.

 

On remarquera aussi qu’il peut y avoir une manifestation prédominante: tremblements pour les Quakers, prophétisme juvénile pour les Cévenols, glossolalie pour Azuza Street (Pentecôte).

 

A côté de cela, on constatera encore que certains réveils sont entourés d’une grande quantité de manifestations: celui avec Jonathan Edwards, celui, actuel de la Bénédiction du Père.

 

Le Saint-Esprit sait ce qu’il faut, pour qui, quand et comment. Il ne reproduit pas forcément ce qu’il a déjà fait et il peut faire des choses nouvelles.

 

C’est le Saint-Esprit qui décide. Ce ne sont pas les individus qui décident de parler en langue, de rire ou de sangloter.

 

 

LES PROPHETES CÉVENOLS

 

1685

 

Les témoins parlent d’accès d’agitations de corps extraordinaires.

 

Des prophètes à la mamelle...

 

Après avoir commencé dans le Dauphiné, ce mouvement passa dans le Vivarais puis embrasa les Cévennes et le Bas Languedoc.

 

Il eut pour cadre la révocation de l’édit de Nantes par l’Edit de Fontainebleau (1685). Celui-ci interdisait la religion protestante et expulsait les pasteurs officiels hors du royaume.

 

Sous le coup des persécutions, se produisirent alors les curieux phénomènes du prophétisme cévenol.

 

Afin que la prédication puisse continuer, Dieu suscita un vaste mouvement de "prédicants" (Pasteurs dit laïcs remplaçant les pasteurs officiels en titre). Et ce n’est pas tout: apparut aussi le don de prédication. Ce don va toucher des hommes, des femmes de tous les âges mais principalement des jeunes gens et des jeunes filles.

 

Des jeunes enfants également et même au berceau reçurent le don prophétique.

 

Ce sont des milliers qui reçurent ce don prophétique. Il y eut jusqu’à huit mille jeunes prophètes dans les Cévennes et le bas Languedoc!

 

Alors que les pasteurs officiels étaient expulsés, la prédication s’intensifiait par ces moyens surnaturels.

 

Qu’était ce que ce don de prédication?

 

L’Esprit Saint saisissait en extase des personnes qui n’avaient ni formation, ni aptitude spéciale, souvent des gens ordinaires. La prédication jaillissait de leur bouche avec une puissance et une onction qui surpassaient tout ce qui est humain. Elle était spontanément et miraculeusement inspirée.

 

C’est donc très souvent que, des enfants de quatre ans ou moins, ne sachant ni lire ni écrire, étaient saisis par les dons de grâce.

 

Ils se mettaient à prêcher en citant des textes de l’Écriture et en utilisant un pur Français, langue qu’ils ignoraient. Ils connaissaient seulement le patois.

 

Un témoin raconte: "J’entrai dans une Assemblée, il y avait une jeune fille qui parlait en prédicateur avec une liberté et une éloquence admirable... Je croyais entendre parler quelque ange, tant étaient belles les paroles qui sortaient de sa bouche... Elle citait des passages de l’Écriture comme si elle l’avait connu par coeur."

 

LES SIGNES:

 

Les témoins parlent d’accès d’agitations de corps extraordinaires.

 

En public, les prophètes parlaient avec beaucoup de feu, de courage et de facilité. On les aurait pris pour des prédicateurs savants, éloquents et remplis de zèle.

 

Quand ils prédisaient les jugements de Dieu, il arrivait presque toujours qu’ils tombaient à terre. La tête, les bras; la poitrine et le corps tout entier souffraient quelquefois de grandes secousses. Il semblaient avoir de la difficulté à respirer ce qui ne leur permettait pas toujours de parler avec facilité. Cela se produisait surtout au début de l’inspiration. Les paroles étaient même entrecoupées de sanglots;  puis c’était une facilité de parler si grande de parler qu’on voyait aisément que leur bouche était mue par une puissance céleste. Pendant le temps de l’inspiration ils parlaient le plus souvent en français, langue qu’ils ne pouvaient utiliser autrement.

 

Les inspirations commençaient par les mots: "je te dis, mon enfant...". Ils démasquaient les complots, les intrigues, les pécheurs...

 

Une jeune fille après avoir été saisie par des tressaillements redoublés fut touchée par des frémissements qui s’étendirent jusqu’au bout des doigts. Puis elle senti une chaleur autour de son coeur et sa bouche se mit à parler de façon spontanée saisie par une puissance invisible. Arrivée chez elle elle se mit à parler à sa famille comme un prédicateur parlant de la laideur du péché et de l’excellence des choses de Dieu..

 

Les prophètes disaient que leur chutes avaient quelque chose de merveilleux et de divin. Les tressaillements étaient toujours les préludes des inspirations. La visitation commençait par des frissons, une certaine faiblesse, les bras et les jambes s’étendaient, ils baillaient plusieurs fois puis tombaient à terre à la renverse. De grandes agitations se produisaient: leur tête s’agitait, leur poitrine était secouée, souvent par des sanglots, l’estomac s’enflait, une difficulté à parler, le teint pâle, puis la langue se déliait et la prophétie jaillissait librement.

 

Tous ces signes étaient plus ou moins présents mais le même schéma se retrouvait: grandes agitations du corps, mouvements de tête, de la poitrine, de l’estomac.

 

On note encore de grandes convulsions, un corps tremblotant, un feu dans la poitrine, de grands cris, des larmes de sang.

 

QUELQUES TÉMOIGNAGES:

 

"Les plus grandes agitations de ma mère étaient de la poitrine; ce qui lui faisait faire de grands sanglots. Elle ne parlait français que pendant l’inspiration... jamais elle n’avait essayé de dire un mot en ce langage et je suis assuré qu’elle n’aurait pu le faire"

 

Ce prodige fut extrêmement fréquent: "un enfant âgé de treize à quatorze mois, était emmailloté dans le berceau, et il n’avait encore jamais parlé de lui-même. Quand j’entrai, l’enfant parlait distinctement en français, d’une voix assez haute. Il exhortait à faire des oeuvres de repentance... Sa mère nous dit qu’il avait eu des agitations de corps au commencement de l’inspiration."

 

Le cas de jeunes prophètes à la mamelle ne fut pas exceptionnel.

 

Tel en atteste le témoignage suivant, certains ont pu être saisis ainsi de grandes agitations pendant plusieurs mois, puis la langue se délia et l’Esprit prophétique se manifesta désormais: "Je fus dans de grandes agitations durant neuf mois, elles me jetaient à terre. Après neuf mois d’agitations et de sanglots sans parole je tombai en extase et Dieu m’ouvrit la bouche trois fois vingt-quatre heures sans boire ni manger ni dormir"

 

Chaque prophète a pu expliquer: "ce n’est pas moi qui m’agite moi-même, mais je suis mû par une force qui est au-dessus de moi. Et pour les paroles qui sont prononcées par mes organes, je déclare qu’elles se forment sans dessein de ma part, et qu’elles découlent inopinément de ma bouche, sans que mon esprit participe à cette opération merveilleuse par aucune méditation précédente, ni par aucune volonté présente de parler sur-le-champ." "Toutes ces inspirations ne m’ont jamais porté qu’à fuir le mal et à faire le bien"

 

"Dieu fait ce qu’il veut, selon sa sagesse toujours adorable. Ce n’est pas à nous à lui demander pourquoi."

 

D’autres prodiges sont remarquables:

 

LES VISIONS:

 

Les prophètes Cévenols avaient souvent des visions des cieux ouverts, du paradis, des anges, des combats d’anges contre des armées d’hommes, de l’enfer.

 

L’ ÉPREUVE DU FEU: Le prophète Clary sur indication de l’Esprit est préservé au milieu des flammes: entré dans le feu de son commencement jusqu’aux braises, sa protection fut totale, même ses cheveux et ses habits avaient été respectés!

 

L’ÉPREUVE DU COUTEAU: Comme signe que c’était bien l’Esprit qui parlait et qui le protégerait: "Il prit le couteau de la main droite et il se frappa plusieurs fois de la pointe, le ventre et l’estomac, avec une très grande force; mais son corps résistait comme s’il eût été de fer, et son habit même ne fut pas percé. Tout le monde était effrayé et fondait en larmes."

 

LA PROTECTION CONTRE LES BALLES. "Dieu arrêtait aussi la force des balles de fusil, de sorte qu’elles frappaient quelquefois comme à bout touchant ceux que Dieu voulait garantir. Un des nos soldats m’a fait voir son justaucorps percé de trois balles, à deux pouces l’une de l’autre, vis à vis des reins, les trois balles étaient demeurées entre la chemise et la chair."

 

CHANTS CÉLESTES:

 

Des chants de psaumes ont été entendus comme venant directement du ciel. Ces voix céleste étaient d’une grande beauté. Parmi ceux qui venaient pour écouter, les uns n’entendaient rien et les autres étaient charmés par cette divine mélodie.

 

MUTISME:

 

Durand Farge priait un jour: "Augmente-nous la foi" Il sentit tout d’un coup un fardeau sur sa poitrine qui arrêta pour un moment sa respiration. Des flots de larme s’écoulent de ses yeux et Il ne pu plus parler pendant une heure et demie. Sorte d’évanouissement, frissonnements soupirs

 

PRÉDICATION EN DORMANT:

 

Une jeune fille reçu les Dons de révélation de prédication et d’exhortation à 16 ans. Elle prononçait des discours admirables en Assemblée. En dormant elle parlait de façon très suivie et il s’agissait presque toujours de pression à la sanctification. Au réveil elle ne se souvenait de rien

 

LA LUMIÈRE GUIDE:

 

Pour rejoindre les Assemblées cachées, il furent souvent guidés par une lumière.

 

"Il n’eut pas sitôt mis les genoux à terre qu’il parut une lumière en l’air, comme une grosse étoile, qui s’avança vers le lieu où était l’Assemblée."

 

Un autre témoin raconte: "Il m’est arrivé plusieurs fois comme je cherchais de nuit la troupe, le ciel m’envoyait une espèce d’étoile qui venait se poser sur le lieu où était ce que je cherchais."

 

Et encore: "je te dis, mon enfant que je ferai tomber une lumière qui vous indiquera le lieu que vous cherchez...". Nous vîmes une lumière tombant du ciel comme une fusée.

 

La lumière tomba aussi pour éblouir leurs ennemis: "Il est souvent arrivé qu’en se retirant des Assemblées, quelques-uns de ceux qui parlaient dans l’extase déclaraient alors que Dieu ferait tomber des feux ou des lumières du ciel pour éblouir les yeux des ennemis et pour nous conduire;  et cela est arrivé plusieurs fois."

 

LES FRUITS:

 

Quand on leur demandait quel étaient les fruits de tout cela, ils pouvaient déclarer tel Isabeau Charras:

 

"l’horreur pour l’idolâtrie romaine, le zèle pour la plus pure religion, le mépris pour le monde et pour ses vanités, dans les jeunes gens comme dans les autres, l’Esprit de réconciliation et de charité, la consolation intérieure, l’espérance, la joie du coeur, la haine pour le mal et l’amour pour le bien."

 

PERSÉCUTIONS DES ANCIENS AMIS:

 

Malgré les signes, les prodiges et les fruits, il furent persécutés par leurs anciens amis: "Quelques-uns de nos frères qui priaient autrefois pour nous, devenus plus injustes et plus cruels que nos ennemis, nous outragent et nous maudissent. Mais nos inspirations nous consolent et nous font désirer qu’ils se convertissent afin qu’ils vivent"

 

 

WESLEY

 

1703-1791

 

Cris et gémissements s’accompagnaient parfois de prostrations physiques, de souffrances corporelles; de chutes soudaines; et parfois, de véritables épidémies de chutes de personnes foudroyées par la parole de Wesley.

 

La prédication méthodiste s’accompagna de troubles et de phénomènes physiques divers.

 

Un jour qu’il venait de prêcher sur la puissance du Saint-Esprit selon Actes chapitre quatre, Wesley demanda à Dieu de confirmer sa Parole. "Immédiatement, une femme qui se tenait là se mit à pleurer fort, avec la plus grande véhémence, comme si elle agonisait. Nous n’étions pas peu surpris. Mais nous avons continué en priant, jusqu’à ce qu’un nouveau chant soit mis dans sa bouche, une action de grâce à notre Dieu. Deux autres personnes furent saisies d’une profonde tristesse et contraintes de pousser des cris à cause de l’inquiétude de leur coeur. ces personnes aussi trouvèrent la paix."

 

Evêques, pasteurs, intellectuels, rivalisaient d’arguments contre ces manifestations qu’on tenait pour diaboliques.

 

A Pelton, au milieu du sermon, l’un des mineurs commença à pousser des exclamations de joie.

 

Le plus souvent, les auditeurs manifestaient leur satisfaction en frappant des mains.

 

Avec les larmes, les sanglots, les gémissements, les cas d’agonie, le problème est plus préoccupant. On invoque tour à tour l’émotion religieuse, l’exaspération psychique, l’oeuvre du Saint-Esprit.

 

Wesley écrit: "J’eus l’occasion de parler avec Whitefield de ces signes extérieurs qui ont si souvent accompagné l’oeuvre intérieure de Dieu..."

 

Quand la prédication de Wesley était particulièrement puissante, les gémissements et même les cris couvraient parfois la voix de l’orateur.

 

Les cris et gémissements s’accompagnaient parfois de prostrations physiques, de souffrances corporelles; de chutes soudaines; et parfois, de véritables épidémies de chutes de personnes foudroyées par la parole de Wesley. Son journal en rapporte plusieurs exemples dès juillet 1739.

 

Il faut songer, avant de prendre le risque de condamner ces manifestations, à saint Paul: "Poursuivant sa route, il approchait de Damas quand, soudain, une lumière venue du ciel l’enveloppa de son éclat. Tombant à terre il entendit une voix..."

 

Il faut souligner qu’à l’état d’angoisse succédait généralement la joie la plus grande.

 

Ces phénomènes se produisaient parfois le lendemain même d’une réunion de Wesley, lorsque l’auditeur de la veille se trouvait dans la solitude. On ne peut donc invoquer là un phénomène de psychologie de foule.

 

Quoi qu’il en soit, Wesley faisait des enquêtes au sujet de ces manifestations physiques ou psychiques. Il soulignait que tous ces phénomènes s’accompagnaient d’un travail spirituel. Comment soupçonner des mouvements, même excessifs, s’ils aboutissent à la certitude du pardon, et à la joie en Christ?

 

Wesley écrit: "J’ai souvent constaté que ces symptômes se manifestent plus ou moins au commencement des grands réveils. Cela est arrivé dans la Nouvelle Angleterre, en Ecosse, en Hollande, en Irlande et dans plusieurs parties de l’Angleterre; mais au bout de quelque temps, ces phénomènes diminuent, et l’oeuvre se poursuit dans le calme et le silence. Ceux qu’il plaît à Dieu d’envoyer dans son oeuvre doivent être passifs à cet égard; ce n’est pas à eux, mais à Dieu, de choisir les conditions dans lesquelles s’accomplit son oeuvre."

 

Wesley rapporte encore ce qui se produisit lors d’une prédication au pénitencier de Newgate:

 

"La puissance de Dieu tomba sur nous; l’un après l’autre ils tombaient à terre. Tu pouvais les voir de tous les côtés s’effondrer, comme touchés par la foudre."

 

Dans son journal de mai 1769, Wesley décrit le cas d’un Quaker assez indigné: "Un Quaker, qui se tenait là, n’était pas peu fâché des manifestations de ces créatures, il se pinçait les lèvres et fronçait les sourcils quand il s’effondra comme frappé par la foudre." "L’agonie par laquelle il passa était terrible à voir. Nous avons imploré Dieu de ne pas lui imputer sa folie. Et il se releva bientôt en criant à haute voix: "Maintenant je sais que tu es un prophète du Seigneur.""

 

 

WHITEFIELD

 

1714-1770

 

Quatre personnes s’écroulèrent tout près de lui, presque ensemble. L’une d’elle resta sans connaissance ni mouvement; une autre fut prise de violents tremblements; la troisième eut des convulsions,

 

Concernant ce qui se passait avec Wesley, des faits déformés lui avaient été rapportés. Il eut l’occasion de mieux s’informer.

 

Le jour suivant, il n’eut pas plutôt commencé, pour mettre son sermon en pratique, à inviter tous les pécheurs à croire en Christ, que quatre personnes s’écroulèrent tout près de lui, presque ensemble. L’une d’elle resta sans connaissance ni mouvement; une autre fut prise de violents tremblements; la troisième eut des convulsions, ne faisant entendre que des gémissements, et invoqua Dieu avec des cris et des larmes. Wesley écrit de cela: "A partir de maintenant, je crois que nous permettrons à Dieu de poursuivre son oeuvre, comme il l’entendra". (1739)

 

Whitefield se rallia rapidement au point de vue de Wesley puisque sa prédication en Amérique faisait fondre en larmes les assemblées où il prêcha en 1740.

 

 

JONATHAN EDWARDS

 

1703-1758

 

Il rapporte lui-même des cas de personnes incapables de se tenir debout ou de parler. D’autres bondissant de toutes leurs forces avec une joie et une exultation puissantes. Il parle sans cesse des ces "émotions extraordinaires accompagnées de démonstrations physiques de criante, de chagrin, d’amour, de joie, de larmes, de tremblements, de gémissements, de cris, de souffrances dans le corps, de défaillances de la force physique, de crises, de soubresauts et de convulsions."

 

Il fut prédicateur et théologien du grand réveil en Amérique (1725 1760)

 

Il y eut des cas de personnes qui étaient dans une sorte d’état de transe, durant lesquels elles restaient vingt-quatre heures sans bouger et où leurs organes des sens étaient fermés. Pendant ce temps, elles avaient de fortes impressions, comme si elles se retrouvaient au ciel et avaient des visions de choses glorieuses et merveilleuses.

 

Il arrivait aussi qu’il y eût des cris, des faiblesses, des étranglements et de genre de choses, accompagnées de peines, mais également d’admiration et de joie... souvent, certains étaient tellement touchés et leurs corps terrassés qu’ils ne pouvaient plus retourner chez eux mais devaient rester-là toute la nuit.

 

On raconte qu’un de ses sermons-"Pécheurs entre les mains d’un Dieu en colère" -suscita parmi l’assemblée des cris pour demander grâce. Tandis qu’il lisait, certains de ses auditeurs s’affaissèrent sous l’effet de la puissance de Dieu. Ce message particulier alluma un réveil qui se propagea rapidement dans l’ensemble des colonies d’autrefois et se manifesta avec une puissance qui transforma des milliers de vies.

 

Le récit des expériences de sa femme Sarah est révélateur:

 

Lors d’une rencontre de Réveil à Northamton Sarah Edwards fut tellement remplie de la grâce de Dieu qu’elle "perdit toute force physique," elle dû rester dans l’église pendant environ trois heures après la fin de la réunion tellement la "force physique l’abandonnait" (ce qui est appelé de nos jours tomber ou se reposer dans l’Esprit)

 

Le lendemain, le prédicateur invité était dans le presbytère en train de parler de la bonté de Dieu; lorsque Sarah se joignit à eux l’intensité de ses sentiments lui fit perdre à nouveau sa force physique.

 

Elle raconte cette journée: "Mes pensées étaient tellement imprégnées de l’amour de Christ et d’une réelle sensation de sa présence, que j’avais du mal à ne pas me lever de ma chaise pour sauter de joie. J’éprouvais cette sensation intense des choses divines, accompagnée d’émotions fortes, pendant près d’une heure. Puis, je ressentis un calme, une paix profonde, un repos merveilleux en Dieu. Pendant la nuit, me réveillant et dormant tout à la fois, j’eus des visions joyeuses des choses divines..."

 

Le lendemain encore, plusieurs fois sa force physique la quitta et elle s’écroula sur place, "on la monta dans sa chambre, où elle resta étendue pendant un temps considérable, défaillante de joie, tout en contemplant les gloires du monde céleste".

 

Sarah raconte que pendant cette période, elle ressentit un amour inexprimable pour les enfants de Dieu.

 

Un jour, elle resta sans connaissance pendant quatre heures, "étant trop épuisée par des émotions de joie". "La gloire de Dieu me paraissait être tout et en tout, et submerger tous les désirs de mon cœur" Elle avait l’impression de "se perdre en Dieu". Racontant cela, elle perdit ses forces à nouveau, avec une "grande agitation du corps" puis une grande sensation de froid. Transportée devant la cheminée et pensant à ce Réveil, elle dit: "Je ne pus me retenir de me lever et de sauter de joie et d’exultation" Cette "humeur joyeuse" dura quatre heures! L’après-midi, à la réunion, elle raconte: "J’avais du mal à m’empêcher d’exprimer ma joie à haute voix, en plein milieu du culte... Cette humeur joyeuse se poursuivit pendant la soirée, la nuit et le lendemain."

 

Plus tard, elle écrit: "mon âme était tellement remplie d’amour pour Christ et pour son peuple, et ce que je ressentais était si intense que je m’évanouis."

 

Sarah Edwards a décrit par écrit ses expériences pendant dix sept jours. Cela ne signifie pas qu’elle aient cessé mais seulement son témoignage écrit s’arrête là.

 

Jonathan Edwards remarque: "ces transports intenses, une fois passés, eurent des effets persistants, parce qu’ils laissèrent sur l’âme une douceur, une paix, et une humilité profondes; ainsi qu’un nouvel engagement du coeur à vivre dans le respect de Dieu, à veiller et à combattre le péché."

 

Il rapporte lui-même des cas de personnes incapables de se tenir debout ou de parler. D’autres bondissant de toutes leurs forces avec une joie et une exultation puissantes. Il parle sans cesse des ces "émotions extraordinaires accompagnées de démonstrations physiques de criante, de chagrin, d’amour, de joie, de larmes, de tremblements, de gémissements, de cris, de souffrances dans le corps, de défaillances de la force physique, de crises, de soubresauts et de convulsions."

 

"Des personnes s’évanouissant suite aux joyeuses découvertes qu’elles faisaient dans leur âme... Il y a eu des cas de personnes devenant glacées et engourdies, submergées par une impression forte des choses étonnantes, grandioses et excellentes de Dieu et du monde éternel."

 

Comme fruit, il remarque un esprit d’adoration nouveau et plus poussé, un élan nouveau au témoignage de Christ, un grand désir d’obéissance, une grande aversion à juger les autres.

 

Il écrit encore: "Ceux qui ne croient pas que de telles choses soient le fruit du véritable Esprit, feraient bien de se demander à quel genre d’esprit ils s’attendent et pour lequel ils prient, et quel genre de fruits il doit produire quand il viendra".

 

 

RÉVEIL MORAVE

 

XVIII° Siècle

 

Ils continuèrent ainsi jusqu’à minuit, priant, chantant dans les pleurs et les supplications. La réunion dura douze heures.

 

L’histoire des réveils est passionnante, le Saint-Esprit voulu toujours animer l’église fidèle.

 

Cependant, il faut bien connaître les problèmes, toujours les mêmes qu’ils ont soulevés.

 

E. Jordan écrit: "Les églises établies étaient souvent aveuglées, comme les pharisiens du temps de Jésus, au point de ne pas accueillir avec joie les souffles de l’Esprit Saint. Les fidèles, touchés par le réveil étaient alors obligés de se regrouper dans des communautés nouvelles. Mais les jeunes églises, après quelques générations, tendront à leur tour à s’endormir. On verra alors ces églises se regrouper avec les églises anciennes dont elles s’étaient détachées mais dont plus rien ne les séparait, ou bien encore se réveiller de nouveau et repartir avec une nouvelle ardeur, poussées par le souffle de l’Esprit Saint."

 

Quelles visitations connurent les Moraves!

 

Nous rapportons: "A midi environ, le dimanche 10 août 1727, pendant que le pasteur Rothe faisait une réunion à Herrnhut, il se sentit submergé par la puissance merveilleuse et irrésistible du Seigneur et s’effondra dans la poussière devant Dieu. Toute l’assemblée fit comme lui, dans des sentiments d’une intensité inexprimables. Ils continuèrent ainsi jusqu’à minuit, priant, chantant dans les pleurs et les supplications. La réunion dura douze heures."

 

 

FINNEY

 

1792-1875

 

Il arrivait même fréquemment que des passants, dont la plupart n’étaient nullement intéressés par Dieu, s’écroulent sous l’effet de cette puissance et confessent leurs péchés.

 

Ses auditeurs tombaient sous l’effet de la puissance de Dieu, pleurant et demandant miséricorde.

 

Finney raconte au sujet d’un de ses messages:

 

"Après avoir parlé ainsi pendant environ un quart d’heure, les auditeurs parurent enveloppés d’une solennité formidable et ils tombèrent sur le sol en criant miséricorde. Si j’avais eu une épée dans chaque main, je n’aurais pas pu les abattre plus vite qu’ils ne tombaient. En effet, deux minutes après avoir senti l’impact du Saint-Esprit les atteindre, presque tous les assistants étaient à genoux ou prosternés sur le sol. Tous ceux qui pouvaient encore parler priaient pour eux mêmes."

 

Ce ne fut pas seulement en Amérique du Nord que Finney vit le Saint-Esprit tomber sur les croyants et les jeter à terre. En Angleterre, au cours des neuf mois qu’il y passa à évangéliser, de grandes multitudes-un jour plus de deux mille à la fois-se prosternèrent pendant qu’il prêchait.

 

Finney était revêtu d’une telle onction que sa seule présence amenait une nuée de gloire sur tout le quartier où il venait prêcher. La gloire de Dieu était perceptible aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des lieux de réunion. Il arrivait même fréquemment que des passants, dont la plupart n’étaient nullement intéressés par Dieu, s’écroulent sous l’effet de cette puissance et confessent leurs péchés.

 

Finney écrit: "Cette puissance est un véritable prodige. J’ai souvent vu des personnes incapables de supporter la Parole. Les déclarations les plus simples et les plus banales frappaient les hommes comme une épée, les rendaient parfois presqu’inanimés, tels des morts."

 

Dans une ville où il avait organisé une grande mission de réveil, Finney fut invité à déjeuner par la femme d’un des plus grand médecin de la ville. Cette femme était chrétienne mais son mari, incroyant; aussi elle pensait que Finney pourrait communiquer quelque aide en faveur de son mari. Le frère du médecin était quant à lui cultivateur et très pieux; il vivait dans la même maison. Il avait assisté à la mission et se trouva à table avec eux. Finney fut invité à rendre grâce à Dieu avant de commencer le repas; cependant, il sentit en son coeur que ce devait plutôt être au frère du médecin de le faire. Aussi, à peine le frère commença-t-il, qu’il se tint l’estomac et se mit à gémir. Il sortit précipitamment de table et se dirigea dans sa chambre. Le docteur, croyant son frère malade se précipita à sa suite suivit bientôt de Finney. Le docteur s’apprêtait à chercher sa sacoche car il pensait que son frère souffrait de crampes d’estomac. Finney lui expliqua que son frère n’avait rien de grave mais que l’esprit d’intercession l’avait revêtu, qu’il connaissait les douleurs de l’enfantement et qu’il priait pour l’âme perdue de son frère. Le docteur incrédule, déclarant qu’il n’y croyait pas, sortit de la chambre. Alors, Finney s’agenouilla près du frère. Il se mit alors à gémir lui aussi. Le frère du médecin et Finney continuèrent de pleurer et de gémir ainsi pendant trois quarts d’heure. Ensuite, ils se mirent à rire et se réjouirent pendant un moment.

 

Puis, Finney sortit de la pièce et alla frapper à la porte du bureau du médecin. Il lui dit qu’il voulait lui parler de la part de son frère. Quand le médecin demanda des nouvelles de son frère, Finney lui répondit qu’il était en train de prier pour son âme perdue. C’est alors que le médecin tomba à genoux et fut glorieusement sauvé.

 

 

WILLIAM BOOTH

 

1829-1912

 

Terrassés par un pouvoir divin, des hommes, des femmes tombaient et demeuraient sur le plancher, prostrés et comme morts

 

William Booth est le fondateur de l’armée du salut. Le livre, "William Booth et le monde ouvrier," fait état de manifestations semblables:

 

"Terrassés par un pouvoir divin, des hommes, des femmes tombaient et demeuraient sur le plancher, prostrés et comme morts. D’autres riaient, du rire de la foi, criaient de bonheur. Et quelques-uns des plus jeunes évangélistes, en une jubilation formidable, se prenaient à bras le corps, comme des garçons en train de jouer, et roulaient même sur le plancher."

 

Un salutiste raconte d’un Dimanche: "des saints sautaient, dansaient, invoquaient le Seigneur, criaient et roulaient sur le sol, quels moments bénis!"

 

Dans son journal Bramwell Booth raconte: La puissance du Saint-Esprit fondit sur Robinson et le terrassa. Il perdit à peu près connaissance à deux reprises. "Le frère des Blandy, entrant dans une pleine liberté, poussa des cris, pleura, battit des mains, dansa, au milieu d’une scène du plus glorieux et céleste enthousiasme. D’autres gisaient prostrés sur le plancher, et quelques-uns de ceux-là gémissaient... Ce fut une nuit bénie."

 

 

LES PRÉDICATEURS PIONNIERS DE L’OUEST AMÉRICAIN

 

1850-1900

 

Je vis en une seule fois plus de cinq cents personnes tomber à terre, comme si la décharge d’une batterie formidable les eût tout à coup renversées.

 

Un témoin écrit:

 

"Curieux de voir les choses merveilleuses que l’on racontait, je me résolu à partir... A la suite des détails que nous avaient donnés nos hôtes, j’étais loin d’être rassuré... Une multitude immense qui pouvait bien s’élever à vingt-cinq mille personnes, était là réunie... Je comptai sept ministres prêchant à la fois. Ici on chantait, là on priait, ailleurs des personnes criaient à Dieu pour obtenir grâce, tandis que d’autres exprimaient leur reconnaissance avec une énergie peu commune. Je vis en une seule fois plus de cinq cents personnes tomber à terre, comme si la décharge d’une batterie formidable les eût tout à coup renversées."

 

"Un médecin vint par curiosité et se promettait d’étudier scientifiquement le phénomène dont on lui avait parlé. Il était accompagné d’une dame. Celle-ci ne tarda pas, sous l’emprise d’une conviction de péché puissante, à tomber dans la poussière devant Dieu. Lui-même tomba à terre sous l’emprise de la même main invisible qui avait terrassé sa compagne. Cet état de prostration dura quelque temps; lorsqu’ils en sortirent, ils trouvèrent l’un et l’autre la paix et le pardon aux pieds du Sauveur. Ils vécurent et moururent en vrais chrétiens. Des milliers de personnes furent affectées d’une manière semblable."

 

 

ANDREW MURRAY

 

1900

 

Des manifestations insolites au cours du réveil religieux

 

David Dupplessis raconte l’expérience de Andrew Murray en présence des manifestations insolites au cours du réveil religieux d’Afrique du Sud:

 

"Quand il vit et entendit les pécheurs pleurer, les malades guéris éclater de rire et ceux qui étaient remplis du Saint-Esprit prier en langues et chanter, il s’en alla dégoûté de toute cette cacophonie. Elevé dans l’église protestante hollandaise, jamais il ne pourrait admettre que le Saint-Esprit puisse animer de telles manifestations. Il prit le train et retourna sur son champ de mission. Il passait et repassait dans son esprit tout ce qu’il avait vécu et faisait le point. De tout cela, pouvait-il en toute honnêteté en retirer quelque chose de bon?"

 

"Il se rendit compte alors que jamais de sa vie il n’avait encore rencontré des gens qui fussent remplis d’amour pour Jésus, et qui fussent plus et plus zélés pour tout ce qui concerne le Christ vivant, dont la présence était tellement tangible au cours de ces réunions. Il ne s’était jamais trouvé dans une église où le Christ fût plus magnifié, plus glorifié et adoré... De mauvais esprits auraient été incapables d’inspirer cela. Par conséquent ce devait bien être en définitive l’oeuvre du Saint-Esprit... A la première station, il descendit de train et pris un billet pour y retourner. Tant pis pour le bruit! Et plus jamais il ne les quitta! Il devint président du mouvement connu sous le nom de Mission apostolique d’Afrique du Sud. Sous sa direction, le mouvement ne cessa de prospérer, au point d’être aujourd’hui une des Sociétés missionnaires les plus solides de toute l’Afrique du Sud."

 

 

AZUZA STREET NAISSANCE DU MOUVEMENT DE PENTECÔTE.

 

1901

 

Dès le lendemain matin, il était impossible de s’approcher de la maison. Dès que les gens y pénétrèrent, ils tombèrent sous la Puissance...

 

Aussi curieux que cela puisse paraître, tous les réveils n’ont pas les mêmes manifestations tant physiques que spirituelles.

 

Le réveil de Azuza Street, naissance du mouvement de Pentecôte, ne fut pas tellement en faveur de la conversion des pécheurs, mais il fut plutôt la Pentecôte venant sur l’église de Jésus-Christ. Les gens, comme dans les Actes parlaient en langues.

 

Le signe principal était le "Parler en langues" suivit de près par la guérison divine.

 

Comparez avec le réveil de Finney, qui lui, ne parle ni de "Pentecôte," ni de guérison divine. Le réveil de Finney, à l’opposé de celui d’Azuza street, fut un réveil de salut pour les "païens."

 

D’autres réveils furent des réveils de repentance et de confession de l’Eglise.

 

A Los Angeles, dans une communauté baptiste noire, une certaine soeur Julia W. Hutchins s’était mise à prêcher le renouveau. C’est elle qui fit appel à William Seymour pour l’aider dans sa tâche. L’église se trouvait alors dans une boutique de l’avenue Santa Fe.

 

Puis Seymour se sépara le la soeur Hutchins et tint des réunions à l’avenue Bonnie Brae. Plusieurs commencèrent à louer Dieu dans des langues inconnues. Les gens venaient en foule, les uns pour recevoir, d’autres pour se moquer, d’autres enfin par curiosité. C’est parce que la foule ne tenait plus à cet endroit qu’un nouveau local fut utilisé à partir du 18 avril 1906: celui du 312 Azuza Street qui venait de servir d’écurie!

 

Dans ce réveil de Azuza Street donc, des gens de toutes les églises, de toutes les dénominations, toutes nations venaient à Los Angeles pour voir ce que Dieu y faisait.

 

On y entendait outre les chants, des cris joyeux, des sanglots, des larmes, des prières d’intercessions. Les gens dansent sautent et prient dans des langues inconnues.

 

Un des grands miracles du lieu fut le caractère interracial de cette communauté.

 

Pendant ce réveil, Dieu mettait son onction sur Ses filles pour qu’elles prêchent l’évangile et elles prêchaient avec les signes accompagnant la prédication.

 

Des femmes blanches comme Lucy Farrow ou noires, tenaient des rôles de prédicateurs et de guérisseurs.

 

Les hommes qui autrefois s’y seraient encore opposés, virent leurs soeurs d’un autre oeil. Ils ne les voyaient plus comme des femmes qui, à cause de leur sexe, devaient être interdites de prêcher, mais comme des vases remplis par le Saint-Esprit...

 

Un jour, après le culte, le Frère Lee, membre de la mission Péniel invita le Frère William Seymour à déjeuner chez lui... Un soir en rentrant de son travail, il dit au Frère Seymour, "Si vous m’imposez les mains, je recevrai le Baptême (de l’Esprit)"... Ce soir-là le Frère Seymour lui dit: "Frère, je t’impose les mains au nom de Jésus," et lorsqu’il le toucha, le Frère Lee tomba comme mort sous la puissance, et son épouse eut tellement peur qu’elle s’écria, "Qu’avez-vous fait à mon mari?". Quelques minutes plus tard il se leva... Le Frère Lee avait été touché par le Ciel et il continua jour et nuit à chercher le Seigneur.

 

Ils se rendirent à la réunion de prière, ils prièrent trois jours et trois nuits. Les gens venaient de partout. Dès le lendemain matin, il était impossible de s’approcher de la maison. Dès que les gens y pénétrèrent, ils tombèrent sous la Puissance...

 

Beaucoup de choses étranges se passaient et les journalistes parlèrent de: "scènes sauvages," "d’étrange baragouinage," de "saints rouleurs"

 

La pluie de bénédictions tombé sur Azuza steet se propageait.

 

Au Tabernacle de la Bible de Simpson, à New York, Harold Moss vit celle qui devait devenir sa femme se mettre à flotter à deux mètres de hauteur. Il raconte lui-même:

 

"Les gens gisaient partout, abattus sous la puissante main de Dieu. Les ministres jonchaient l’estrade. Les cas d’une jeune fille, Mlle Grace Hammore (qui est, depuis, devenue ma femme), fut assez remarquable. Elle fut sous l’emprise de l’Esprit et rendue totalement inconsciente de toute réalité naturelle. Un doux chant sacré se fit entendre. C’était comme me chant d’un rossignol, qui emplissait totalement l’édifice. Le pouvoir de Dieu prit physiquement possession d’elle. Son corps fut soulevé du sol par trois fois. Quand elle fut revenue à elle, elle affirma qu’elle avait eu la vision d’une échelle d’or sur laquelle elle avait commencé à monter."

 

La gloire de Dieu remplissait souvent des lieux de réunions très modeste: des halos lumineux célestes, des longues raies lumineuses, des sphères lumineuses énormes apparaissaient.

 

Une femme qui n’avait aucune formation musicale, fut saisie par l’Esprit et courut à l’orgue sur lequel elle joua une merveilleuse musique.

 

Un converti dit: c’est l’endroit où l’on entend le rire de l’univers! Lorsque l’Esprit entra en lui il dit: "Tout mon corps riait d’une joie ineffable"