| 456-bible.com
|
| ACCUEIL > LES LIVRES (1) | |||||||
|
|
|
+LES LIVRES LA BIBLE ET SON MESSAGE AUX HOMMES (Beuttler W.H.)
W.H. BEUTTLER
Pasteur
Avis aux lecteurs
Nous avons désiré que le plus grand nombre de Chrétiens et d’Amis, puisse profiter de l’enseignement spirituel du Pasteur W. H. Beuttler.
Nous croyons répondre aux nombreuses demandes, en publiant le texte intégral de ses études apportées lors des Conventions Nationales des Assemblées de Dieu de France, en mai 1959 à Rouen et en 1961, à Narbonne et Rouen.
Nous prévenons le lecteur, que ce texte provient de la traduction orale, faite par le Pasteur Lemarquand pendant les rencontres. Nous avons cru bon de le garder tel quel, afin d’en conserver toute la valeur spirituelle. Le but étant avant tout, de donner une reproduction exacte et fidèle de l’anglais.
Puisse cette parole, porter beaucoup de fruits, pour notre avancement vers la cité céleste.
«Ces choses ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.» #1Co 10:11
Que ces écrits soient en bénédiction à chacun, et contribuent à l’avancement du Royaume de Dieu.
J’ai regardé attentivement, Et j’ai tiré instruction de ce que j’ai vu. #Pr 24:32
Tranmis par Claude Delamare.
la Bible et son Message aux Hommes
W.H. BEUTTLER
C’est avec une grande joie que je me trouve à nouveau au milieu de vous. Il me semble reconnaître bon nombre de visages, aussi, je me sens vraiment chez moi Je vous apporte les salutations de vos amis des Etats-Unis, de nos étudiants de l’Ecole biblique, et je vous apporte aussi les salutations des serviteurs. J’aimerais lire avec vous le Psaume Onze {#Ps 11}. Nous n’aurons pas le temps de nous en référer à de nombreux versets de l’Ecriture, mais je vous donnerai la pensée centrale de ce Psaume.
Il concerne particulièrement le Trône de Dieu. Je suis heureux qu’il y ait un trône dans les cieux, et avant de vous parler de ce trône, il faut d’abord que nous lui donnions un arrière-plan. Nous allons donc, ensemble, appliquer ce psaume à la condition actuelle de notre monde.
Vous réalisez certainement que le monde se trouve dans une situation très critique. Nous vivons des jours excessivement sérieux, et pour ces temps, Dieu a un message pour son peuple. Il y a beaucoup de personnes qui ne réalisent pas combien la situation mondiale est sérieuse, et il n’est pas exagéré de dire qu’elle est critique. Toutefois, Dieu a un message pour les jours difficiles, et c’est ce message-là que nous trouvons dans ce Psaume. Nous retiendrons notre attention sur les versets 1 et 3. {#Ps 11:1,3} Nous ne savons pas dans quelle situation David se trouvait à ce moment, mais il parle d’une période de sa vie très difficile, critique même. Il parle de fondements qui sont détruits—il ne nous dit pas quels sont ces fondements—mais nous pouvons appliquer ces principes à nos jours. Nous vivons dans un siècle dont les fondements mêmes sont renversés aussi bien les fondements politiques, moraux, religieux, que les fondements de nombreuses nations. David vivait dans des jours de grande insécurité, et, ainsi, il a reçu quelques conseils.
Dans le verset 1, on lui conseille de fuir, mais il avait une réponse toute prête pour ceux qui le conseillaient. Il dit: «Dans le Seigneur, je place ma confiance «Comment pouvez-vous me dire: «Fuis dans vos montagnes, comme un oiseau?»
Vous voyez, David n’avait pas peur.
Au verset 3, c’est une question qui lui est posée: «Quand les fondements sont renversés, «Le juste, que ferait-il?»
Cette question peut encore être posée aujourd’hui. Que pouvons-nous faire, vous et moi, dans ces jours de crise mondiale? L’avenir de notre monde connaîtra d’autres crises encore, ce monde ne retrouvera plus un temps de réelle paix jusqu’à ce que Jésus-Christ revienne. Mais, en attendant, que doit faire le juste? Il doit faire comme David, qui dit:
«Dans le Seigneur, je place ma confiance»! et c’est là le commencement de notre message.
David avait une réelle confiance en Dieu. Maintenant, il faut que je vous dise ceci: la foi (ou la confiance) n’est pas une question d’émotion. La foi et la confiance ne sont jamais aveugles. La vraie foi a un fondement.
Quel était le fondement de la foi de David? Qu’est-ce qui le rendait capable de dire: «Je ne fuirai pas, je demeurerai là où Dieu m’a placé»? Qu’est-ce qui l’a rendu capable de dire: «C’est dans le Seigneur que je mets ma confiance»?
Avant de venir en France, ‘j’ai reçu quelques conseils aux Etats-Unis. Entre autre celui-ci:
On m’a conseillé de ne pas venir en Europe. On m’a dit: «Comment, vous allez en Europe cette année? Ne savez-vous pas que la guerre peut éclater à cause de la situation de Berlin? Voulez-vous vous trouver au milieu d’une guerre en Europe? Nous vous conseillons de rester de ce côté de l’Atlantique».
Mais je leur ai répondu: «Non, je vais en Europe, je n’ai nullement peur!»
Savez-vous pourquoi? C’est parce que j’avais reçu une parole de Dieu. Je l’avais reçue, il y a une année, lorsque j’étais en France. J’ai entendu une parole de Dieu dans l’hôtel même où je suis descendu actuellement. Et je savais que Dieu voulait que je revienne en France. J’en ai conclu qu’à cette époque, Dieu savait tout concernant la situation à venir. Et j’ai décidé que rien ne m’arrêterait.
Pourquoi David dit-il: «Dans le Seigneur, je mets ma confiance»?
C’est parce qu’il avait reçu une parole de Dieu. Lorsque nous entendons Dieu parler, notre foi est vivifiée, régénérée. Qu’est-ce que David a entendu?
Mes amis, il est tellement important que nous entendions la voix de Dieu, qu’il nous parle par son Esprit Saint, ou que Dieu nous parle au travers de sa parole écrite! Vous et moi, avons besoin d’entendre Dieu parler, aux jours où les fondations des nations sont ébranlées.
Qu’est-ce qui a donné à David sa confiance? David a vu quelque chose. Je ne veux pas dire qu’il a eu une vision avec ses yeux; je veux dire que David a compris quelque chose à l’égard de Dieu. Et ce qu’il a compris et réalisé, nous le voyons dans le 4 {e} verset. Il dira:
«L’Eternel est dans son saint temple «L’Eternel a son trône dans les cieux» Alléluia!
Oui, David a vu quelque chose. Il a vu les trônes des hommes, et il réalisait que les trônes, les pouvoirs des hommes étaient ébranlés; il voyait qu’ils étaient dans l’insécurité. Mais il a vu non seulement le trône des hommes, il a vu: le Trône de Dieu.
Il dit: «Fuir, moi? c’est moi qui devrais courir au loin, alors que j’aperçois un trône dans les cieux et que ce trône est un trône occupé? Dans le Seigneur, je mets ma confiance!»
Regardons un peu ce trône de Dieu. David l’a vu et il l’a vu occupé. Bien sûr, ce trône implique le gouvernement, la puissance de Dieu.
Est-ce que vous voyez le trône de Dieu? ce que David dit? Il dit: «Le trône de Dieu est dans les cieux». Le trône de Dieu n’est pas dans une ville, dans une cité importante sur cette terre, il se trouve dans les cieux.
Qu’est-ce que cela veut dire?
Cela veut dire que le trône de Dieu est loin des hommes et qu’ils ne peuvent mettre leurs mains dessus—Alléluia! Comprenez-vous? Les hommes ne peuvent pas parvenir jusqu’à ce trône, ils ne peuvent le toucher. Aucun homme ne pourra jamais inventer un instrument de guerre assez puissant pour l’atteindre.
Personne ne pourra jamais renverser le règne de Dieu. Les mains des hommes ne pourront jamais l’atteindre pour le briser sur la terre. C’est pour cela que David n’avait aucune crainte. Il voyait ce trône loin de la portée humaine, Il dira «Le Seigneur est dans son Saint Temple, et ce trône est occupé».
Parfois, les trônes des hommes ne sont pas occupés, parfois les gouvernements terrestres sont renversés et il n’y a plus personne qui gouverne. Celui qui gouvernait est décédé, où il a été «limogé» et le trône est vacant. Le trône de Dieu n’est jamais vacant. Notre Dieu est sur le trône jour et nuit. C’est pour cette raison que David dit: «Je n’ai pas peur—je ne veux pas fuir pour me trouver en sécurité, Dans le Seigneur, je mets ma confiance!»
Dans un autre psaume, David dira: «son royaume, son règne s’étend sur tous les royaumes».
Voyez-vous ce que David a réalisé? Il voyait l’activité du règne de Dieu; il voyait Dieu qui régnait. Mes amis, Dieu règne actuellement, ce matin même. Dieu gouverne jour et nuit, et David dira ceci: «Son royaume, son règne est sur toutes choses». Que voulait-il dire?—Il voulait dire que le règne de Dieu était un règne qui s’étendait sur tous les royaumes terrestres. Il n’y a pas un royaume terrestre, il n’y a pas un gouvernement terrestre, aussi fort puisse-t-il être, sur lequel Dieu n’exerce son autorité.
Le royaume de notre Dieu gouverne et règne au-dessus de tous les royaumes terrestres. C’est pour cela que vous et moi ne devons pas avoir peur.
Je vais dans de nombreux pays, de toutes sortes. Dans certains de ces pays, je me trouve dans des révolutions; dans d’autres, il y a la guerre. Mais lorsque j’ai la direction de Dieu, j’y vais néanmoins. Pourquoi?—Parce que mon Dieu règne sur tous les royaumes!
L’été passé, je me suis trouvé dans un pays où je fus obligé de regarder dans le canon d’une mitraillette et l’homme avait son doigt sur la gâchette, mais je savais que mon Dieu régnait au-dessus de tout? Je suis heureux que nous soyons sous son règne.
Et c’est pour cette raison que David avait tant de confiance.
Il a vu aussi autre chose. Il a réalisé la puissance du règne de Dieu. Voici ce qu’il dira dans un psaume:
«Il élève un roi et il abaisse un autre roi»
Il voyait qu’il n’y avait pas un seul souverain sur la terre qui puisse atteindre le gouvernement de Dieu. Quel Dieu merveilleux nous avons! Il sait comment élever, il sait comment abaisser. C’est pour cela que David dit: Pourquoi fuirai-je? Pourquoi aurai-je crainte? Dans le Seigneur, je mets ma confiance!»
Je voudrais vous conduire un instant au #Ps 2. Voici ce qu’il est dit au verset 4:
«Celui qui siège dans les cieux rit» {#Ps 2:4}
Le #Ps 2 concerne les temps de la fin. Il décrit les conditions qui seront juste avant le retour du Seigneur. Lorsque les nations se soulèveront contre Dieu, lorsqu’elles voudront se débarrasser du Christ de Dieu, il nous est dit qu’alors, celui qui est assis dans les cieux rira.
Regardez cette phrase: David a vu Dieu assis sur son trône, et cela, c’est une parole très significative. Souvenez-vous que, dans ce psaume, les hommes sont en rébellion contre Dieu; c’est une époque de grande confusion politique sur la terre, c’est la guerre, néanmoins, David aperçoit Dieu assis.
C’est-à-dire que dans les moments de grandes crises mondiales, Dieu ne s’excite pas, il ne se lève même pas; il reste tranquille. Dieu ne veut pas être dérangé. Il y a des personnes qui sont tellement perplexes dans ces cas là: moi, je ne me dérange jamais. Savez-vous pourquoi?—Parce que, Dieu, lui, n’est pas inquiet. Si Dieu ne s’énerve pas, pourquoi devrais-je, moi, m’énerver?
Dieu ne se lève même pas de son trône. Pourquoi? Parce qu’il a toutes choses sous son contrôle, et il est dit que Dieu rit!
Si Dieu rit, pourquoi devrais-je pleurer?
Mais pourquoi Dieu rit-il? Parce qu’il est absolument et complètement en repos. Il considère avec dédain la situation du monde. Il sait que l’homme ne réussira jamais dans sa rébellion contre Dieu. Voilà ce qu’il réalisait, et alors, il dira ceci:
«C’est moi qui ai établi mon roi sur Sion, ma montagne sainte».
C’est Dieu qui parle au travers de David, il dit: «malgré les rebellions des hommes contre Dieu, malgré tout ce que font les hommes sur la terre, j’ai établi mon roi sur ma sainte montagne». En d’autres mots, Dieu va donner à son Fils le règne, le gouvernement de notre monde. David avait foi, confiance en Dieu parce qu’il voyait la confiance même de Dieu. Il voyait la victoire du trône de Dieu. Peu importe ce que font les hommes. Le jour viendra où Dieu rendra son Christ et l’établira sur le gouvernement de notre monde, et il régnera sur cette terre durant mille ans.
Dieu était ainsi confiant. C’est pour cela que David était confiant, c’est pour cette raison que vous et moi devons l’être de nos jours, et dire avec David:
«Dans le Seigneur, je mets ma confiance»
Regardons un autre verset: Dieu fait quelque chose à votre égard, à mon égard. Il est écrit au verset 4:
«Ses yeux regardent, ses paupières sondent les fils de l’homme».
Que veut dire David?
Dieu regarde ses enfants dans les jours de crise mondiale. David dit: «Il nous éprouve, il nous scrute avec ses paupières» ce qui veut dire que Dieu nous scrute, vous et moi. Il nous regarde de très près, pourquoi?—parce qu’il veut regarder et voir de quelle façon nous réagissons dans nos jours de crises. Il vous regarde, Il me regarde...et Il se dit: Voyons comment mon peuple réagit—Sera-t-il déçu et ne croira-t-il plus dans mon règne? Les hommes auront-ils peur et se plaindront-ils? Renieront-ils la foi dans ma parole?»
Il nous regarde tous, et veut voir comment nous réagissons dans l’épreuve—Nous espérons qu’il ne sera pas déçu!
Savez-vous ce qu’il veut que nous voyions? Savez-vous ce qu’il cherche dans nos coeurs?
Il veut savoir si nous voyons son trône, si nous le voyons assis sur ce trône, si nous croyons dans l’intégrité de ce trône, si nous croyons en sa puissance, si nous croyons dans la sécurité de son trône, si nous croyons dans la victoire de son trône...
Et si nous croyons dans le gouvernement éternel de ce trône, si nous croyons en Lui qui est assis sur le trône, si nous parlons comme si nous le croyons, disons avec David des temps anciens: Dans le Seigneur, je place ma confiance
la Bible et son Message aux Hommes
W.H. BEUTTLER
Nous lirons dans la seconde Epitre de Pierre au chapitre 3, versets 3 à 11. {#2Pi 3:3-11}
Je vous ai parlé du règne de Dieu, nous parlerons maintenant d’un sujet qui s’y rapporte; j’aimerais vous entretenir du retour du Seigneur Jésus, et tout particulièrement du genre d’hommes que le Seigneur va enlever.
Dans le texte que nous venons de lire, il est fait mention de quelle sorte d’hommes nous devons être. Nous n’avons pas le temps d’entrer dans les bases doctrinales concernant le retour du Seigneur, mais nous allons parler ensemble de ceux qui seront enlevés lorsque le Seigneur reviendra. Un jour, Il va revenir et enlever son peuple auprès de lui. Je n’en sais pas l’heure. Le temps et l’heure du retour ne sont pas ce qu’il y a de plus important. Ce qui est important à savoir, c’est le fait que Jésus va revenir, et ce qui est très important aussi, c’est que nous devons être prêts à le rencontrer. Bien des signes, dans le monde actuel montrent que nous avançons vers le retour du Seigneur.
Quel genre d’hommes et de femmes devons-nous être pour être enlevés? Moi-même, je désire être réellement prêt pour ce jour.
Nous allons méditer sur un certain personnage de l’Ecriture. Il représente le type de ceux pour lesquels le Seigneur va revenir, il y aura en effet des hommes et des femmes qui seront enlevés vers le Seigneur, sans connaître ni voir la mort, et cela est l’enseignement très clair et précis de l’apôtre Paul. Mais dans l’Ancien Testament, nous avons un homme que l’Eternel a enlevé sans qu’il connût la mort. De nombreux théologiens ont considéré cet homme comme le type des croyants qui seront enlevés. Cet homme est pour nous un exemple magnifique. Nous voyons en lui quel genre d’hommes et de femmes le Seigneur cherche et désire actuellement.
Nous allons nous intéresser à cet homme. Pour cela, nous lirons dans le livre de la Genèse chapitre 5 du verset 21 au verset 24. {#Ge 5:21-24}
Nous allons voir en Hénoc l’homme que Dieu désirera et cherchera lors de l’enlèvement. Nous serions tous bien conseillés de copier nos vies à l’image de la vie d’Hénoc.
Dans ce passage, nous avons les premières paroles en ce qui concerne Hénoc. Il nous est dit qu’Hénoc marcha avec Dieu. Ce fut le seul homme de l’époque que Dieu enleva sans qu’il connût la mort. Hénoc était entouré d’hommes méchants qui accomplissaient des oeuvres mauvaises, et il nous est dit qu’au milieu d’eux, Hénoc marcha avec Dieu.
Ainsi, Dieu cherche des hommes, des femmes qui marchent avec lui. Mes amis, il est très possible de marcher avec Dieu. Dieu est une personne réelle.
J’aimerais vous montrer trois choses, et ces trois choses concernent notre marche avec Dieu. S’il vous est possible de les comprendre et de les appliquer dans votre propre vie, elles transformeront votre avenir.
Il y a trois façons différentes de marcher avec Dieu.
Premièrement, j’aimerais mentionner le roi Ezéchias. De lui, il nous est dit qu’il suivait Dieu, qu’il marchait derrière Dieu. Nous pouvons marcher après Dieu, ce qui veut dire que nous permettons à Dieu de prendre la direction de notre vie. Il y a beaucoup de chrétiens qui marchent et qui vont là où ils veulent; ils font comme ils veulent, mais le roi Ezéchias marchait après Dieu quant à sa vie, et cela est beaucoup que de laisser Dieu prendre l’initiative de nos vies.
Il y a une marche en suivant Dieu, c’est la marche de l’obéissance.
Dieu cherche des hommes et des femmes obéissants.
Puis, nous avons un autre passage qui concerne Abraham, et Dieu lui a dit ces paroles:
«Marche devant moi et sois parfait»
Ainsi, lui, Abraham, il marchait devant Dieu; autrement dit, il marchait sous le regard de Dieu.
Je voyage tout autour du monde; je rentre dans toutes sortes de pays et je rencontre diverses situations. Il y a mille et une façons de faire un faux pas si je le voulais. Il y a toutes sortes de possibilités; car nous vivons dans un monde très méchant, mais il y a une chose dont je me rappelle toujours, c’est qu’il y a sur moi le regard du Seigneur, et je dois marcher devant sa face. Je pénètre dans des villes ou des cités où personne ne me connaît; je pourrais tout faire et ne pas être vu, mais d’une part, je ne voudrais pas faire le mal et, d’autre part, il y a là les yeux de Dieu. Il nous demande de marcher devant lui, c’est la marche de la Consécration.
Ce qui veut dire que nous réglerons nos pas de sorte qu’ils soient justes, et que nous allons marcher dans les voies de Dieu, peu importe qu’on nous voie ou qu’on ne nous voie pas, parce qu’il y a un Dieu devant la face duquel nous marchons. Dieu cherche des hommes avec une marche sanctifiée Hénoc était un de ceux qui marchaient avec Dieu; c’est la marche de communion lorsque deux marchent ensemble.
Hénoc marchait ainsi avec Dieu, il marchait aussi devant Dieu; il marchait aussi derrière, et le jour est arrivé où Dieu l’a enlevé.
Ce sont de tels hommes que Jésus cherche et moi je désire être dans ce groupe d’hommes, et vous?
Hénoc marchait avec Dieu dans une génération excessivement méchante, et apparemment, il semble qu’Hénoc a marché avec Dieu absolument seul. Il ne nous est rien dit en ce qui concerne Madame Hénoc... il y a tout lieu de penser qu’elle fut laissée derrière. Seul Hénoc fut enlevé par le Seigneur. Bien que nous n’en soyons pas absolument certain, tout laisse supposer que la famille d’Hénoc n’était pas avec lui. Certaines de vos familles ne sont pas avec vous... et certains de vos époux ne sont pas d’accord avec votre foi...certaines de vos épouses non plus. Personne, peut-être, dans votre famille ne croit au Seigneur Jésus...Tout le monde est contre vous. Mais, souvenez-vous de ceci: tout le monde était contre Hénoc, néanmoins, il a marché avec Dieu, et il a fait cela plus de 300 ans. 300 ans, c’est un long temps! Je n’ai pas l’impression que je vivrai aussi longtemps—certains d’entre nous ont bien assez avec 70 ans! Mais, lui, il fut fidèle à Dieu plus de 300 ans, et cela, absolument tout seul avec Dieu. Ce n’est pas étonnant que le Seigneur l’ait enlevé sans connaître la mort. Mais l’Ecriture nous dit encore autre chose concernant Hénoc.
Nous allons lire dans l’Epître de Jude, verset 14. {#Jude 1:14}
Hénoc prophétisait. Evidemment, je ne vous suggère pas qu’il faut absolument que nous prophétisions pour rencontrer le Seigneur; ce serait une position doctrinale très fausse. Au fait, je dirai ceci: il y a des gens qui auront prophétisé et qui seront néanmoins rejetés. La prophétie en elle seule n’est pas une preuve que nous soyons agréés par Dieu.
Toutefois, Hénoc prophétisait et il nous est dit ceci à son sujet: Hénoc servait Dieu. Il n’a pas gaspillé sa vie en servant les choses matérielles. Pendant qu’il vivait, il faisait quelque chose pour Dieu. Je n’aimerais pas vous parler ici du don de la prophétie; ce serait un excellent sujet, mais voici ce que j’aimerais dire: si Hénoc prophétisait, c’est qu’il entendait quelque chose de la part de Dieu. Prophétiser veut dire: devenir la bouche de Dieu, prophétiser veut dire que nous entendons de la part de Dieu; ce fut le cas pour Hénoc, et nous pouvons en conclure qu’il était en contact avec Dieu.
Mes amis, combien nous avons besoin d’entendre la voix de Dieu! Il y a des chrétiens qui semblent ne jamais entendre Dieu, mais Dieu aime parler à ses enfants. Je sais qu’il parle de diverses manières et durant cette semaine, nous allons étudier ensemble de quelles façons Dieu parle.
Quel genre d’homme Dieu a-t-il enlevé dans la personne d’Hénoc? Il a enlevé une personne qui savait entendre la voix de Dieu. Il a enlevé un homme qui était en contact avec Dieu. Vous souvenez-vous de ce que Jésus dit dans les Evangiles? Il dira: de deux femmes qui moudront ensemble, l’une restera, et l’autre sera enlevée. Jésus parle là de son retour et de l’enlèvement de l’Eglise.
Ce passage ramène toujours ma pensée aux Indes; il y a deux ans, je suis allé aux Indes prêcher l’Evangile, et un matin, on m’a conduit dans une maison indienne. Là, j’ai vu deux femmes assises par terre; elles étaient en train de moudre à la meule. Elles avaient deux pierres de cette largeur de diamètre, et dans un coin de la pierre, il y avait un morceau de bois. Toutes deux, ensemble, elles tournaient cette pierre; elles étaient occupées à moudre le blé pour faire la farine et ensuite, cuire le pain. La farine sortait par le côté; toutes deux, elles avaient les mains ainsi unies. C’est de cette scène et de ce geste que parle Jésus. C’était deux femmes, elles faisaient le même travail, au même moment, et soudain, l’une a disparu...Il devait y avoir une différence dans leur vie: l’une était prête, l’autre ne l’était pas.
Il en sera de même lorsque le Seigneur reviendra!
Toute une famille sera rassemblée autour d’une table pour le dîner. Soudain, deux membres de cette famille disparaissent, et les autres restent assis. Que s’est-il passé? Les deux personnes ont été enlevées et les autres ont été laissées.
Mes amis, ceci n’est pas quelque chose de fantastique. C’est l’enseignement même de Jésus-Christ. Lorsqu’il reviendra certaines personnes seront enlevées alors que les autres resteront. Qu’est-ce qui fera la différence entre ces deux groupes? heurs rapports per sonnels avec Dieu. Certains sont prêts, d’autres ne le sont pas.
Hénoc était en contact avec Dieu, et soudain, Dieu l’a enlevé.
Voyons ensemble dans le livre des Hébreux, au chapitre 11 et au verset 5. {#Heb 11:5}
Plusieurs choses sont dites là au sujet d’Hénoc. Voilà la personne que Dieu cherche. Nous voyons d’abord qu’Hénoc avait la foi; il avait la foi dans le règne, dans la puissance de Dieu. Il avait foi dans la personne, dans le caractère de Dieu. Il avait foi dans la parole de Dieu. Hénoc croyait ce que Dieu avait dit. Que lui avait-il dit? Dieu lui avait dit: «Voici le Seigneur revient avec ses saintes myriades»—et Hénoc l’a cru.
Est-ce que vous le croyez que le Seigneur va revenir avec ses saints? Moi, je le crois.
Hénoc croyait Dieu; il croyait ce que Dieu avait dit concernant la venue de son Fils. Jésus dit:
«Lorsque le fils de l’homme va revenir, trouvera-t-il la foi sur la terre?»
Le Seigneur cherche un peuple d’hommes et de femmes qui croient en Lui, et c’est par le moyen de la foi qu’Hénoc fut enlevé. Remarquez qu’il est encore dit ceci: «et ne fut plus trouvé».
Qu’est-ce que cela veut dire?
Cela veut dire qu’on l’a cherché, personne ne l’avait vu partir. Il n’était plus là! Madame Hénoc a dû dire: «Où est mon mari?—Hénoc!—Hénoc! Où es-tu? Le déjeuner est prêt! Pourquoi ne réponds-tu pas?» Comment pouvait-il répondre? Il était parti! Et alors, elle a commencé à le chercher: «Hénoc!—Hénoc!» Il n’y avait plus d’Hénoc...Il est dit qu’on ne le trouva plus. Peut-être, Madame Hénoc a-t-elle fait un rapport à la police: «Quelqu’un a-t-il vu mon mari? Je n’en ai qu’un mari! Où est-il?» La police l’aura cherché, on l’aura cherché dans toute la ville...Plus d’Hénoc, il était perdu...
Mes amis, cela va se répéter. Un jour viendra où des hommes chercheront certains hommes. J’espère que c’est vous qu’on cherchera, et j’espère que l’on me cherchera aussi! Je veux qu’ils disent: «Mais où est le frère Beuttler Tout à coup, on ne sait plus où il est. Est-il parti en France? Non, non, il n’est pas en France.—Où est-il parti?—Mais nous ne le savons pas!—D’autres personnes aussi sont parties, des quantités de personnes ont disparu. Quelque chose d’étrange est arrivé! Le Seigneur est revenu!
Mes amis, si la Bible est vraie, cela arrivera un jour, et ce livre, il est vrai. Cela arrivera, et j’ai confiance. Je veux croire qu’aucun de vous ne sera trouvé ici-bas lorsque Jésus reviendra.
Hénoc ne fut plus parce que le Seigneur l’avait pris...
Remarquez encore autre chose le concernant.
Avant son enlèvement, il avait reçu de la part de Dieu ce témoignage d’avoir été agréable à Dieu. Hénoc avait un témoi gnage. Je crois que lorsqu’Hénoc rendait son témoignage, il avait quelque chose à dire; sa vie elle-même était un témoignage. Disons-le de cette facon-ci.
Présumons qu’Hénoc est allé faire des courses dans un magasin. Il a payé ce qu’il achetait, mais le commerçant lui a rendu plus d’argent qu’il n’aurait dû. Il a fait une erreur. En rentrant chez lui, Hénoc a fait ses comptes: Oh! dit-il, l’épicier m’a trop rendu».—Hénoc n’a pas dit ce que disent certains chrétiens (bien sûr, je ne veux pas dire des chrétiens de France, mais des chrétiens d’ailleurs...): «Alléluia». Le Seigneur m’a donné plus d’argent que je devrais en avoir. Ce que le Seigneur est bon! (on ne ferait jamais cela en France!)
Hénoc marchait avec Dieu. «Oh! dit-il j’ai trop d’argent, il faut que je retourne le rendre au commerçant»—Il lui dit: «vous m’avez trop rendu d’argent, tout à l’heure, je vous le rapporte».
Voilà ce qu’a fait Hénoc parce qu’il marchait avec Dieu.
Alors Hénoc a quitté le magasin et le commerçant va vers sa femme et lui dit: «Sais-tu ce qui m’est arrivé ce matin? J’ai donné trop d’argent à Hénoc et il est revenu au magasin me le rapporter! Quel genre d’homme est-il? car d’habitude, les gens ne font pas ainsi.» Alors l’épouse répond: «Lui, c’est un chré tien!»
Maintenant, ne me reprenez pas pour me dire qu’il n’y avait pas de chrétiens en ces jours-là. Je le sais. Mais apprenez la leçon! Ils diront: «Quel genre de religion a-t-il?—Ah! mais c’est un de ces Pentecôtistes! voilà le genre d’Eglise à laquelle nous désirons aller.»
Hénoc avait un bon témoignage. Les gens le connaissaient parce qu’il faisait ce qui était bien. Ils savaient que c’était un homme qui ne disait que la vérité; ils savaient qu’ils pouvaient compter sur sa parole, qu’il payait toujours ce qu’il devait—ils savaient qu’il ne serait jamais malhonnête, qu’il ne mentirait jamais—// avait un témoignage. Il était un témoignage, et les gens le connaissaient comme un homme de Dieu parce qu’il avait reçu ce témoignage qu’il avait fait plaisir à Dieu.
Quel genre d’hommes Dieu cherche-t-il? Il cherche des hommes qui font plaisir à Dieu, des hommes et des femmes qui marchent avec Dieu.
Voyons ensemble un autre passage de l’Ecriture, toujours dans Hébreux, chapitre 11, versets 13 et 14. {#Heb 11:13,14}
Hénoc eut la foi jusqu’au bout, comme les autres saints dont il est question. Il eut la foi jusqu’à ce que le Seigneur l’ait enlevé. Il nous est dit que ces hommes-là étaient assurés des promesses divines, et ils les ont saisies par la foi. Hénoc était parmi ceux qui ont saisi la parole de Dieu et avec eux, il a confessé qu’il était un pèlerin, un étranger, et cela, mes amis, veut dire. Hénoc était parmi ceux qui cherchaient une patrie, il réalisait qu’il ne faisait que traverser ce monde.
Je ne connais pas grand chose concernant la France mais je sais quelque chose concernant les Etats-Unis. Là, certains enfants de Dieu sont tellement attachés aux choses de la terre!
Ils ont leurs splendides foyers, ils ont leurs voitures (je vois que vous en avez aussi, maintenant!). Ils ont tant de confort que vous pensez qu’ils s’attendent à vivre éternellement ici-bas. Ils sont tellement attachés aux choses du monde!
Dieu peut nous donner des bénédictions matérielles pour que nous en jouissions, mais il ne veut pas que nous soyons liés aux choses de la terre. Il veut que—comme Hénoc—nous mettions notre espérance dans la cité éternelle. Hénoc confessait qu’il n’était qu’un étranger, un pèlerin, et dans ce temps-là les hommes vivaient beaucoup plus longtemps qu’aujourd’hui. Il disait: «je n’appartiens pas à cette terre, je ne fais que la traverser. Je cherche une cité qui sera ma demeure éternelle».
Mes amis, Hénoc était détaché du monde; il était attaché à Dieu et, ainsi, un jour, le Seigneur a pu l’enlever...
Jésus va venir, un jour, chercher son peuple. Quel genre de personnes va-t-il chercher?—des hommes et des femmes qui ser vent Dieu, qui ont soif de Dieu—des hommes et des femmes qui marchent avec Dieu, qui sont convaincus des promesses de Dieu et qui ne sont pas liés à cette terre. Il cherchera des hommes qui sont attachés à Dieu. Il va venir pour ceux qui l’attendent...et il vient!
Je veux avoir confiance que vous tous serez de ce nombre.
la Bible et son Message aux Hommes
W.H. BEUTTLER
Dieu a mis sur mon coeur ce besoin de vous parler de l’appel de Joseph. C’est un sujet assez difficile à présenter, mais nous avons le temps suffisant, et j’aimerais que vous m’écoutiez avec une attention soutenue.
Il y a dans la vie de Joseph un très grand sujet, et nous pouvons très certainement trouver un grand bénéfice quant à l’application de cette vie à notre propre vie. Nous ne sommes pas ici seulement pour nous réunir, pour assister à une réunion. Nous sommes ici afin d’apprendre quelque chose de Dieu, afin d’étudier la parole de Dieu. Nous sommes ici pour être édifiés par Dieu.
Permettez-moi tout d’abord de vous donner notre but. Notre leçon aura deux applications différentes: l’une concerne tout le monde; l’autre est spéciale pour les prédicateurs. Je soulignerai d’abord l’application générale.
Dieu a un but, un plan pour ses enfants. Un jour, le Seigneur Jésus va revenir sur cette terre pour y régner durant mille ans.
Savez-vous que nous devons régner avec Jésus-Christ? Le croyez-vous? Il régnera sur ce monde avec son peuple.
Il faut que je revienne à ma phrase du début. Nous ne sommes pas uniquement sauvés afin d’aller au ciel. Dieu a, pour nous, d’autres buts que celui-là. L’un de ses buts est de nous rendre semblables à son Fils; l’autre, c’est de nous rendre capables, de nous qualifier afin que nous puissions régner avec son Fils. Et voilà ce qui nous conduit vers l’application générale de notre leçon. Son but, son plan, c’est que nous régnions avec son Fils durant mille ans; il faut pour cela que nous soyons qualifiés, et afin d’être qualifiés, il faut que Dieu nous prépare.
Notre leçon sur la vie de Joseph nous fera voir de quelle façon Dieu prépare un homme afin qu’il puisse régner avec Jésus-Christ.
Aimeriez-vous être préparés? Voudriez-vous être qualifiés pour ce règne? Vous le pouvez mais cela demande une préparation difficile. Tous les croyants ne régneront pas avec lui, mais seulement ceux qui seront qualifiés. Le livre de l’Apocalypse nous dit qu’en fait, ce règne sera pour «ceux qui auront vaincu», et l’Apôtre Paul a écrit:
«Si nous souffrons avec Lui, nous régnerons avec Lui»
Il y a donc une condition, des qualifications nécessaires. Voilà l’application générale de notre leçon.
Voici la seconde application pour ceux qui sont dans le ministère. Nos ministères seront rendus semblables, au royaume. Dieu donne à certaines personnes un royaume, un ministère. Et pour cela, il y a aussi quelques qualifications nécessaires, indispensables. Nous allons parler de ces qualifications.
Comme je vous l’ai dit précédemment, il faut que vous prêtiez bien attention. C’est une leçon excessivement difficile à apporter à cause de sa particularité, et de ce fait, également difficile à comprendre et à recevoir. Mais avec une bonne attention et le secours du Saint-Esprit, nous y parviendrons.
Que pouvons-nous apprendre de la vie de Joseph?
Avant de commencer, il faut que je fasse quelques applications générales. En parlant de Joseph, nous parlerons d’un homme qui a été envoyé par Dieu. Vous savez que c’est une chose magnifique que d’être envoyé par Dieu, et nous verrons tout ce que cela implique. Nous voyons aussi que Joseph était accompagné par Dieu. Nous lisons dans le livre de la Genèse que le Seigneur était avec lui. C’est une chose merveilleuse que d’avoir Dieu avec nous.
Joseph a traversé de grandes difficultés.—Ne traversez-vous pas, vous aussi, des temps difficiles? Mais Dieu était avec Joseph dans ses difficultés, et alors nous découvrons que Joseph fut un homme qui a été éprouvé par Dieu.
Nous parlons d’un jeune homme qui n’a que 17 ans, et nous allons voir Dieu à l’oeuvre; nous allons voir de quelle façon Dieu fait un homme, de quelle manière Il le qualifie pour le trône. Nous allons découvrir ensemble, comment Dieu fait un serviteur d’un garçon de 17 ans. Nous voulons voir comment Il moule un homme, comment il forge, comment il s’en fait un instrument. C’est un processus difficile, terrible.
Nous allons donc voir Dieu agir dans la vie de Joseph; nous voyons aussi Dieu à l’oeuvre dans vos vies et dans ma vie...
Joseph a été éprouvé par Dieu, il a été affligé par Dieu. Pourquoi? Parce que Dieu voulait faire de Joseph un homme; il voulait en faire un gouverneur; il voulait faire de Joseph un homme sage, et cela, c’est un grand travail. Joseph fut un homme qui a été forgé par Dieu.
Mes amis, combien Dieu a besoin d’hommes et de femmes faits, formés et forgés par Lui! Et c’est quelque chose que d’être ainsi formé, de passer au travers des écoles de Dieu! L’an passé, à Rouen, pendant toute une semaine, je vous ai parlé de l’Ecole de Dieu. Joseph a assisté à l’école de Dieu. Dieu voulait faire de lui un gouverneur, mais avant, Il a dû travailler dans le coeur et la vie de Joseph.
Il y a beaucoup de personnes qui aspirent à une charge dans l’Eglise; il y en a qui désirent être prédicateurs de grandes Eglises. C’est beau d’avoir un grand désir, mais sommes-nous prêts à payer le prix? Sommes-nous tous d’accord qu’il nous faut être qualifiés, formés par Dieu pour en être rendus capables?
Vous savez tous que je voyage autour du monde entier pour le Seigneur. Cet été, je vais voyager plus de 35 000 km pour Lui. Une année, un jeune homme m’a écrit. Il m’a dit: «Cher frère Monsieur Beuttler, je suis très inspiré par vos voyages, que vous faites pour le Seigneur, et je me demande si vous ne pourriez pas me prendre avec vous. Je n’ai pas de ministère, je n’ai pas d’argent-j’ai une famille-je ne sais absolument rien concernant le ministère mais j’ai reçu le don de voyager». C’était la seule qualification qu’il possédait pour m’accompagner! Vous pensez bien que je ne l’ai pas pris avec moi. Il m’aurait encombré! Je lui ai quand même répondu parce qu’il me paraissait vraiment sincère. Ce jeune homme n’avait aucune idée des années d’école et d’enseignement que cela nécessitait, aucune idée du prix de vie abandonnée, consacrée que cela coûtait. Si je vous disais, mes amis, tout ce que Dieu m’a demandé et le prix que j’ai eu à payer—ce que personne ne connaît et ne connaîtra jamais—vous trembleriez sur vos chaises. Vous me diriez: «Comment avez-vous pu faire une chose pareille!» J’ai dit Oui à Dieu, là où dix mille ont dit Non. Il y a un prix à payer pour le ministère...
Joseph a reçu de Dieu un grand ministère, et il a payé un énorme prix. Il a persévéré avec Dieu, mais- tout d’abord, Dieu a dû le moudre. Nous allons voir maintenant comment Dieu l’a fait.
Nous lirons dans le livre de la Genèse, au chapitre 41, les versets 39 à 43. {#Ge 41:39-43}
Dans ce passage, nous voyons le plan et le but de Dieu pour Joseph, mais ce fut un long chemin avant que Joseph y parvienne.
Supposons que Dieu vous offre, aujourd’hui, la position qui fut offerte à Joseph. On dira: «Alléluia! moi, je veux bien monter sur un char; je serais bien content, moi aussi, de revêtir des habits de fin lin, d’avoir un anneau au doigt, une belle chaîne en or autour du cou. Je serais heureux de voir les hommes se courber devant moi. Oh oui! j’aimerais voir tout le peuple venir vers moi pour me demander des permissions, des droits. J’aimerais bien être à côté du roi, être son bras droit». Si vous posiez cette question à une foule de gens, combien aimeraient une telle position! Vous auriez beaucoup de mains qui se lèveraient, mais combien seraient disposés à payer le prix? Combien de personnes seraient capables de passer par l’école que cela demande?
Voilà le but que Dieu avait préparé pour un garçon de 17 ans. Il a été appelé par Dieu pour cette oeuvre, mais Dieu ne prend pas simplement un homme de quelque part pour, soudainement, le mettre à une place de souveraineté. Il ne lui donne pas immédiatement un royaume, une place de ministre, une place d’autorité. Il commence à travailler en lui. C’est ce qu’il a fait pour Joseph. Dieu commence son oeuvre dans ce jeune homme, et cela nous le voyons dans le chapitre 37 de la Genèse.
Lisons donc au chapitre 37 les versets 1 à 11. {#Ge 37:1-11}
C’est là le commencement d’un long chemin, le chemin qui devait conduire Joseph jusqu’au règne en Egypte. Voici ce jeune homme de 17 ans, le plus jeune d’un grand nombre de frères, le bien-aimé de son père, un simple garçon. Il n’avait aucune idée du plan que Dieu avait pour lui, jusqu’au jour où Dieu lui parla au travers d’un songe. Il ne sait vraiment pas ce que cela veut dire et, dans son innocence, il raconte le rêve qu’il a eu à son père et à ses frères. Il réalise peut-être qu’un jour, il sera dans une position de grande autorité, mais il ne sait pas comment il y parviendra. Dieu ne lui a pas révélé les différentes étapes qui lui seront nécessaires pour atteindre cette place. Et je crois que ce fut une excellente chose que Dieu ne les lui ait pas révélées.
Cela est aussi vrai dans nos vies; Dieu ne nous révèle pas toutes les choses qui nous attendent dans l’avenir, et c’est, je crois, une excellente chose.
Joseph a dû faire face à une seule crise à la fois. J’ai un peu de regrets pour ce jeune homme dans son innocence. Il a eu de la peine et des difficultés avec ses frères. Ils voyaient tous que son père l’aimait et ainsi, ils ne pouvaient dire de gentilles et aimables paroles à leur jeune frère. Et pour rendre les choses pire encore, il reçoit maintenant différents rêves. Son père et ses frères ont une idée de l’interprétation de ces rêves et ils lui disent: «Veux-tu dire que nous allons nous courber devant toi, toi qui est le plus jeune d’entre nous. Nous ne nous courberons jamais devant toi. Nous ne reconnaîtrons jamais ton autorité».—Mais ils ne comptaient pas avec Dieu. Le jour est venu où ils se sont courbés devant Joseph. (Oh! ce que Dieu est capable de faire par sa providence!) Ils l’ont haï d’au | |||||