SCEPTRE
sceptrum; en grec, sceptron; en hébreu, schebet.
Ce terme signifie proprement,
1° un bâton de commandement, un sceptre que l'on met en la main des dieux, des rois, des gouverneurs de province, des chefs du peuple. Jacob prédit à Juda (Ge XLIX ; 10) que le sceptre ne sortira point de Juda, jusqu'à la venue de celui qui doit être l'attente des nations. Et Balaam, prédisant aussi la venue du Messie (Nu 24 :17), dit qu'il sortira un sceptre d'Israël. Baruch (Ba 6 :13) parle du sceptre que les Babyloniens mettaient entre les mains de leurs dieux. On en donne aussi aux scribes, aux commissaires, qui tiennent registre des troupes (Jug 5 :14). Les prophètes parlent assez souvent du sceptre de la domination (Esa 4 :5 ; 19 :11,14) ; et Amos désigne la souveraine puissance par celui qui tient le sceptre (Am 1 :5,8). Assuérus avait en main un sceptre d'or, etc. (Est VIII, 4).
2° LE SCEPTRE se met pour la verge de correction, pour l'autorité souveraine qui frappe et qui abaisse : Vous les briserez avec un sceptre de fer (Ps 2 :9). Le Sage se sert ordinairement de l'hébreu schebet, pour marquer la verge dont on frappe l'enfant désobéissant et le serviteur indocile.
3° LE SCEPTRE se prend très-souvent pour une tribu, apparemment parce que les princes des tribus portaient un sceptre ou un bâton de commandement pour marque de leur dignité. Les Septante et saint Jérôme traduisent ordinairement ce terme hébreu par tribu : mais quelquefois aussi ils conservent le mot de sceptrum. Voyez pour les Septante. (1Sa IX : 21 ; X : 19, 20, 21 ; XV : 17; 1Ro VIII : 16 ; XI : 13, 32, 35 ; XII : 20, 21), et pour la Vulgate, Voyez (Nu XVIII, 2 ; Jer LI, 19).
4° LE SCEPTRE, c'est-à-dire, l'hébreu schebet, signifie la verge du pasteur (Le 27 :32), le bâton d'un homme de guerre ou un simple bâton (2Sa 33 :21); le dard ou la lance d'un guerrier (1Ro 18 :14); la verge avec laquelle on bat les moindres grains (Esa 28 :27).